Les manifestants n’ont pas oublié les massacres de Gaza. Ils ont défilé depuis la Canebière jusqu’à la mairie pour réclamer la fin du blocus. ROBERT TERZIAN
Gaza. Les Marseillais
ont manifesté leur soutien aux Palestiniens un an après le début des bombardements par Israël. Ils ont également demandé la fin du blocus qui asphyxie la
population.
Quatre lettres « G A Z A » en tête de cortège. Des centaines de voix marseillaises ont crié, hier, à
la face du monde qu’elles n’oubliaient pas les massacres de Gaza par Israël un an après.
Du 27 décembre 2008 jusqu’au 18 janvier 2009, le déferlement des bombes israéliennes s’acharnait sur une population (1 400 victimes) vivant dans une prison à ciel ouvert depuis
l’imposition du blocus, il y a plus de 2 ans*, par l’Etat d’Israël et soutenu par la Communauté internationale.
« Non au blocus », ont scandé les manifestants dont l’objectif est également le soutien à la Marche internationale pour la liberté de Gaza (du 27 décembre 2009 au 2 janvier
2010) qui voit en ce moment le ralliement en Egypte, d’abord, de Français, d’Italiens, d’Etasuniens, d’Espagnols, de Belges, de Sud-Africains, etc. Au total, 5 000 pacifistes,
dont 30 Marseillais(es), qui se rendent à Gaza pour apporter leur solidarité aux familles endeuillées, témoigner du vécu de la population et demander la levée de l’embargo qui
rend insupportable la vie quotidienne des Gazaouis.
Rendez-vous fixé à Rafah, à la frontière égypto-palestinenne, dès aujourd’hui, et à Erez pour les défenseurs de la Paix israéliens. Avec l’embargo, plus rien ne rentre dans
cette étroite bande de terre qu’est Gaza longue de 45km et large d’environ 10km. Ni chocolat, ni aliments, ni ciment, ni carburant, le même sort est réservé aux crayons et au
papier. Comment reconstruire dans ces conditions ? « Les autorités égyptiennes ont bloqué un convoi humanitaire européen transportant du matériel médical et des médicaments »,
annonce Thomas, dont l’épouse est actuellement sur place.
« Halte au massacre du peuple palestinien », une banderole portée par petits et grands pour se souvenir que sur les 1 400 morts, 2/3 des victimes étaient des femmes et des
enfants. Tous les manifestants ont réclamé aussi le droit et la justice pour la Palestine et la fin de l’occupation pour laisser place à une véritable solution.
« Un an après. Gaza est déterminée à vivre. Gaza veut croire en la justice. Gaza lutte et continue de résister. Dans une grande Palestine d’avenir », paroles d’espoir de Ziad
Medhouk, professeur de français à Gaza, lues par Régine Fiorani du collectif Palestine 13. Aujourd’hui à 18 heures sur le Vieux-Port, de nouveau les Marseillais(es) feront
entendre leur voix pour que l’Egypte ouvre sa frontière aux semeurs de Paix.
PIEDAD BELMONTE
*Le blocus imposé par Israël et soutenu par les Etats-Unis et l’Union européenne est intervenu en juin 2007 après la prise du pouvoir par le Hamas au détriment du
Fatah.
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