La tension monte pour le 18 mars
A quelques 50 jours du premier tour de l’élection présidentielle, la prise de la Bastille est dans les starting-blocks. Le 18 mars prochain, date
anniversaire du soulèvement de la Commune de Paris de 1871, le Front de Gauche organise son grand meeting de campagne sur l’un des lieux des plus symboliques de l’Histoire de
France.
Le matin même, un débat sur les aspects d’avancées démocratiques (de la question de la représentation en entreprise jusqu’à celles dans les
institutions) est organisé à Gentilly (Val-de-Marne), à l’initiative de la maire Patricia Torjman-Planas et de Pierre Laurent, président du Conseil national du Front de
Gauche.
L’après-midi sera l’occasion de la marche et du meeting en faveur d’une « VI ème République » entre la place de la Nation et celle de la Bastille. Le
meeting sera le point d’orgue d’une journée riche en moments politiques, notamment autour de la question européenne, cruciale à l’heure où les plans d’austérité contre les peuples se
multiplient. Des « milliers » de personnes sont attendues, et pour gérer le flux et l’arrivée de milliers de sympathisants sur la capitale, de nombreux trains et bus ont ainsi été
commandés, comme l’a précisé Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, au quotidien Le Monde.
Côté organisation, les détails du programme seront connus dans les prochains jours : une affiche a déjà vu le jour, un concert, des prises de paroles
politiques et citoyennes sont également prévues…Les militants des différentes forces constituant le Front de Gauche se démènent pour faire de cet événement le point d’orgue de la dynamique
enclenchée depuis déjà de nombreuses semaines, à travers la France entière.
N’en déplaise à Bertrand Delanöe, qui s’était offusqué de l’organisation d’un tel événement, un dimanche après-midi, en plein centre de Paris, en ces
termes : "Je ne suis pas du tout certain, pas du tout, que Jean-Luc Mélenchon puisse organiser son meeting place de la Bastille le 18 mars ! Il ne faudrait tout de même pas que chaque
candidat, en particulier les petits, le réclament après pour ne pas avoir à payer la location d'une salle..."Le maire de Paris voit rouge, à nous de lui rappeler que nous ferons de ce 18
mars une fête et une réussite populaires !
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