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Fermetures des blocs opératoires : Le ministère de la santé
"débloque"
lundi 26 octobre 2009 / ocastex |
communiqué de la COORDINATION NATIONALE des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité
Une nouvelle fois l’idéologie dominante - à nos yeux irresponsable- de restructurer et de concentrer les structures sanitaires sévit. L’intérêt des personnes et des territoires est une nouvelle fois ignoré, les personnels ne sont pas consultés, les élus locaux non plus. L’accès égalitaire à une santé de proximité n’existe plus. Le maillage territorial sanitaire que l’étranger nous enviait devient peau de chagrin. On désertifie des territoires entiers, on augmente les zones blanches sanitaires… et on accentue les dépenses, les risques, les temps d’accès aux soins, en multipliant des transferts, ce qui est en plus écologiquement stupide. Pire on laisse de côté les personnes plus isolées, les plus démunies, qui ne consultent plus ou moins : 15 % de français ne consulteraient déjà plus, 20% des consultants ont disparu là où on a déjà procédé à des regroupements reconnaissent les présidents de CME-Commissions médicales d’établissements.
L’hôpital pivot ou central n’en profite guère. Au contraire les files d’attente s’accentuent, et là encore également les temps d’attente, souvent pour des besoins sanitaires bénins qui auraient largement pu être traités localement. Les personnels - déjà de moins en moins nombreux- sont stressés, sous pression, et sont condamnés à faire plus vite et forcément plus mal l’accueil et les soins nécessaires.
La Coordination nationale condamne fermement ce projet d’arrêté comme elle condamne
toute la politique territoriale en matière de santé menée depuis une quinzaine d’années. Il faudrait rétablir une vraie démocratie sanitaire, partir des besoins des personnes (usagers et
personnels) et des territoires, faire jouer à plein le principe de subsidiarité (traiter ce qu’on peut sur place, c’est-à-dire la très grande majorité des demandes) et orienter vers des sites
spécialisés et plus dotés les rares cas qui le nécessitent. Et surtout augmenter considérablement le recrutement des personnels et veiller à ce qu’enfin ils soient mieux répartis
territorialement. Bref une toute autre politique, nettement plus courageuse, qui profiterait enfin aux principaux intéressés, les utilisateurs (patients, usagers, familles et proches) et tous
les personnels des structures sanitaires.
http://www.elunet.org/spip.php?article11628
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