Mission accomplie. Estimant avoir remis l'Espagne sur les rails de la reprise économique, le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez
Zapatero a annoncé ce vendredi des élections législatives anticipées le 20 novembre.
Le chef du gouvernement vient donc de fixer la date de son départ du pouvoir, lui qui avait déjà affirmé qu'il ne se représenterait pas pour ce scrutin
initiallement prévu en mars 2012. Arrivé au pouvoir en 2004, Zapatero cèdera donc la main après deux mandats successifs. Son numéro deux, Alfredo Perez Rubalcaba, a été désigné candidat du
Parti socialiste espagnol (PSOE) face au leader du Parti populaire (PP) de droite Mariano Rajoy, donné largement gagnant dans les sondages.
José Luis Zapatero partira l'esprit léger: "Le gouvernement a rempli une bonne partie des objectifs de la deuxième partie du mandat. Dans un contexte
toujours compliqué, l'économie montre des signes positifs... Nous avons posé les bases de la reprise. Pour cette raison, c'est le moment d'annoncer le calendrier des prochaines élections
générales."
Les Indignados ou, plus globalement les Espagnols touchés par la crise et les politiques d'austérité mises en place par Zapatero, ne partageront sans doute
pas la même opinion sur une sortie de crise. L'économie espagnole a légèrement crû au premier trimestre (0,3%) mais souffre encore d'un chômage endémique (20,89%), un record parmi les pays
industrialisés.
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