Emploi : les parlementaires Front de gauche diront non à l'accord
Rédaction Web
15 Janvier, 2013
"Nous, nous n'accepterons pas en tant que parlementaires de transcrire cet accord en l'état", a affirmé Pierre Laurent ce mardi. Le sénateur
communiste appelle le Parlement à "trouver d'autres bases" que cet accord trouvé vendredi entre le Medef et trois syndicats.
"Travaillons et allons plus loin que l'accord sur la sécurisation de l'emploi, parce que (...) malheureusement ce qu'il y a d'abord dans l'accord, c'est des
mesures de sécurisation du licenciement pour les patrons [1]", a-t-il expliqué
lors de l'émission Le Talk Orange-Le Figaro. "On sait ce que ça veut dire. On fait du chantage aux salariés en disant "on va maintenir votre emploi, mais augmenter votre temps de travail
et réduire votre rémunération". A l'arrivée, quelques mois ou quelques années plus tard, les salariés ont eu et l'accord et la suppression de leurs emplois"
Reculer les droits sociaux
Constatant les inquiétudes à la gauche du parti socialiste et chez les syndicalistes, le secrétaire national du PCF estime: "Il y a matière à d'autres bases
que celles trouvées dans cet accord CDFT – MEDEF. Contrairement à ce que dit Pierre Moscovici, je parie sur le fait qu'il y aura un débat parlementaire. Je ne vois pas au nom de quel
argument on va demander à une majorité de gauche de voter un accord qui ferait reculer les droits sociaux, alors que la vocation de la gauche est de faire le contraire."
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Vidéo: Pierre Laurent, "il y a matière à d'autres bases que cet accord" [2]
Le gouvernement appelle les parlementaires à "respecter" l'accord. Selon le ministre du Travail Michel Sapin, "que des parlementaires disent
"j'ai le droit d'amendement" est parfaitement légitime et normal". Pour autant, un accord "négocié durement, avec des avancées considérables pour les salariés" engage "en tant que
parlementaire", a-t-il dit sur France 2. De son côté, Pierre Moscovici, au nom de "la logique du dialogue social", a aussi appelé les députés et sénateurs à transposer dans la loi
l'accord "sans le changer". "J'appelle aussi la CGT et Force ouvrière à bien réfléchir. Il ne faut pas lutter contre cet accord, laissons cet accord faire ses preuves", a-t-il dit sur
RTL.
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S.G.
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