Le procès de l'ex-président égyptien Hosni Moubarak et de ses deux fils pour le meurtre de manifestants pendant la révolte populaire de janvier-février et pour enrichissement illégal a été fixé au 3 août. C'est la première fois dans l'histoire de l'Egypte qu'un ancien chef d'Etat doit comparaître devant la justice. S'il est reconnu coupable, M. Moubarak est passible de la peine capitale [1].
M. Moubarak et ses fils, Alaa et Gamal, ainsi que l'homme d'affaires Hussein Salem, doivent être jugés par le tribunal pénal du nord du Caire, présidé par Ahmed Rifaat. Le quotidien gouvernemental Al-Ahram, citant une source judiciaire, affirmait toutefois mercredi que le procès aurait lieu pour des raisons de sécurité à Charm el-Cheikh, dans le Sinaï, où l'ex-président est en résidence surveillée à l'hôpital.
L'ancien chef d'Etat, 83 ans, a été chassé du pouvoir le 11 février par une révolte populaire après trois décennies à la tête du pays. Selon un bilan officiel, 846 personnes ont été tuées pendant les 18 jours du soulèvement sans précédent qui l'a poussé à la démission (à lire: Moubarak a dégagé! [2]).
Hosni Moubarak a été admis le 13 avril à l'hôpital international de Charm el-Cheikh après un malaise cardiaque pendant un interrogatoire. D'après les médecins, il est déprimé et présente des risques de crise cardiaque. Il risque aussi de perdre brièvement conscience en raison de problèmes de circulation et ne peut pas se lever seul. Les médecins font également état de la présence de "tumeurs" dans les voies biliaires et au pancréas mais il n'est pas clair si elles ont été enlevées en mars 2010, lorsqu'il a été opéré en Allemagne, ou si elles étaient toujours présentes.
- A consulter: Révolutions arabes [3], notre dossier
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