Rédaction Web
1 Septembre, 2011
Dans le langage administratif de l'Education nationale, cette notion de "missions" recouvre les obligations horaires définies par un décret de 1950. Dans le secondaire (collèges et lycées), selon ce décret de 1950, la mission du professeur est d'assurer 15 heures de cours hebdomadaires s'il est agrégé et 18 heures s'il ne l'est pas, sans compter les heures de préparation des cours.
Augmenter ces heures, donc la charge de travail de chaque professeur, permettrait aisément de masquer les suppressions de postes. D'ailleurs, Nicolas Sarkozy ne cache pas qu'il souhaiterait que le décret de 1950 soit réformé pour inclure par exemple, outre les heures de cours proprement dites, de la présence dans les établissements, du soutien ou de la concertation pédagogique.
Mais pour 2012, Luc Chatel et son patron à l'Elysée voient encore plus loin. Le ministre de l'Education a ainsi expliqué: "Je ne vous ai pas annoncé que je lançais la réforme du statut des enseignants. Le moment venu, il y aura un débat", en référence à la campagne pour l'élection présidentielle de 2012. Toucher au statut reviendrait à remettre en cause le temps de travail, mais aussi le mode de recrutement national par concours (professeurs des écoles, Capes, agrégation, ... ) qui fait des enseignants des fonctionnaires. Des enseignants plus fonctionnaires: voilà bien le rêve très libéral auquel rêvent Sarkozy et compagnie depuis bien longtemps.
48.365 postes ont été supprimés dans le second degré public depuis 2003, dont 33.242 depuis 2007.
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