
La mobilisation contre les suppressions d'heures de cours prévues à la rentrée ne faiblit pas au collège Paul Ramadier de Decazeville (Aveyron).
Les parents d'élèves bloquaient les entrées de l'établissement vendredi, empêchant professeurs et élèves d'accéder aux classes, a-t-on appris auprès d'un parent d'élève et d'un professeur. Il s'agit d'un durcissement du mouvement lancé depuis le début de la semaine par les parents réunis dans un collectif avec des enseignants et qui protestent contre la suppression prévue selon eux de 60 heures de cours à la rentrée prochaine.
Depuis lundi, les parents occupent le collège Paul-Ramadier mais ils n'empêchaient pas jusqu'à présent les cours d'être assurés normalement. Une délégation de parents et d'enseignants a été reçue jeudi par l'inspecteur d'académie de l'Aveyron, Christian Patoz, mais il y a eu un "désaccord total" entre les parties, a déclaré Marie-Véronique Bourdoncle, professeur de français et membre du collectif. L'inspecteur a proposé au collectif trois heures supplémentaires, ce qui est une "provocation", a déclaré Pascal Mazet, parent d'élève.
A l'inspection académique, qui se dit ouverte "au dialogue" à tout moment, on chiffre le nombre d'heures manquantes à moins d'une dizaine seulement. On souligne également que les effectifs d'élèves à la rentrée 2010 avaient été inférieurs aux prévisions sans donner lieu à une reprise de moyens. L'inspection académique dément également que M. Patoz ait tenu des propos désobligeants à l'égard des parents, comme l'en accusent certains d'entre eux.
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