Rassemblement citoyen contre la xénophobie
Ils n'étaient pas plus d'une poignée ( en patois local une poignée signifie 200 persones ou 200 euros ......) , mais le message est bien passé. « Stop à l'État policier », « Non à la xénophobie d'État », « Stop à la République défigurée »... Des slogans scandés contre « la politique sécuritaire, les mesures répressives et les discours haineux du gouvernement ». Comme dans plus d'une centaine de villes françaises, et à l'appel de la Ligue des droits de l'homme, des militants d'organisations syndicales (CGT, SNES, FSU) et de partis politiques (PC, NPA, parti de gauche, Europe Écologie...) ont défilé pour dénoncer « les dérives discriminatoires et stigmatisantes annoncées par le chef de l'État ».
Unique mot d'ordre pour tous les manifestants : défendre les valeurs d'une République qu'ils estiment bafouée. Tout un symbole, donc, que d'avoir choisi la place Martin-Bidouré de Saint-Maximin pour sonner le rassemblement. Figure de l'insurrection varoise de 1 851 en réaction au coup d'État du 2 décembre, le Barjolais est resté célèbre pour sa défense inconditionnelle des droits de l'homme. Une référence à un passé pas si lointain, à en croire certains militants, qui rapprochent aujourd'hui le discours sécuritaire et liberticide aux sombres heures du régime de Vichy. « De retour à Vichy, on n'en veut pas » pouvait-on d'ailleurs entendre dans les rangs du petit cortège.
Galop d'essai avant le grand défilé du 7 septembre
« Si nous protestons aujourd'hui pour défendre les valeurs républicaines, c'est aussi dans l'optique de la grande mobilisation nationale et intergénérationnelle pour la défense des retraites et pour une société solidaire. » La CGT et le PCF annoncent la couleur.
Distribution de tracts aux coins des rues, sensibilisation des passants, les militants, toute organisation confondue, ont battu le pavé avec conviction jusqu'à la place Malherbe, en centre-ville. Histoire de s'octroyer davantage de visibilité... Une audience a, par ailleurs, été demandée à la députée de la circonscription, Josette Pons, afin de faire étalage des revendications partisanes.
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