Brignoles: Claude Gilardo hausse le ton pour sauver l'hôpital
« L'État nous a promis douze millions d'euros pour réaliser l'extension de l'hôpital. Extension qui doit nous permettre de développer l'activité, dans le but de revenir à l'équilibre budgétaire. Or, cet argent promis serait gelé en attente du rétablissement de l'équilibre budgétaire ! C'est un serpent qui se mord la queue... » Le maire de Brignoles, Claude Gilardo, est « en colère ».
« Nous ne laisserons pas démanteler l'hôpital Jean-Marcel. Le territoire du centre Var connaît un essor démographique sans précédent qui exige de préserver et soutenir son activité. Des vies en dépendent au quotidien », lance-t-il. « L'hôpital doit absolument conserver son service de chirurgie, d'autant que son existence engage la pérennité de la maternité et des urgences ».
Quelles orientations stratégiques ?
« Le déficit de l'hôpital de Brignoles a été créé artificiellement, en plusieurs années, par le biais d'une dotation annuelle de fonctionnement sous-valorisée, juge le maire. « On aurait voulu faire couler ses finances qu'on ne s'y serait pas pris autrement... »
Récemment, l'ARS (agence régionale de santé) a accordé 800 000 euros de crédits non reconductibles « afin de soutenir la mise en place du plan de redressement ». « C'est bien, observe Claude Gilardo, mais cette rallonge doit être pérennisée ».
Claude Gilardo s'est abstenu de voter lors du dernier conseil de surveillance de l'établissement, dont il est le président, le plan de retour à l'équilibre « car il n'était pas accompagné du plan d'orientation stratégique. J'attends du directeur de l'hôpital qu'il propose, au-delà de documents budgétaires, des orientations claires sur le développement à venir de l'hôpital afin d'assurer un équilibre pérenne sur le long terme. Ce document est prépondérant afin de donner de la clarté aux personnels et aux usagers », précise-t-il.
Mais plutôt que de critiquer, la municipalité entend bien proposer. « Trois grands axes se dégagent. En premier lieu, les médecins doivent soutenir l'activité de l'hôpital.
Ensuite, il faut une gestion plus stricte de la facturation et de la codification des actes. Cela signifie recenser de manière stricte l'activité présente et surtout valoriser la notion de service public, comme par exemple l'accompagnement de jeunes parents avant et après l'accouchement ».
Conseil de surveillance le 15 décembre
« Enfin, conclut-il, le troisième point réside, selon nous, dans l'investissement dans les nouvelles technologies afin de rationaliser les coûts : économies d'énergie, de flux, et chasse aux gaspillages ».
Le prochain conseil de surveillance est programmé le 15 décembre.
« À ce jour, j'ignore son ordre du jour, et si le plan d'orientation stratégique y sera dévoilé... » regrette le maire. « On m'a dit que cela tombait en même temps que l'arbre de Noël de l'hôpital », ajoute-t-il.
La période sera alors propice à la découverte de quelques beaux cadeaux au pied du sapin...
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