Cinq ans de casse sociale : le bilan du quiquennat de Sarkozy par la CGT
Rédaction Web
23 Mars, 2012
Document. Nouveau Traité européen, salaires, hausse de la TVA, emploi... La CGT fait un bilan au vitriol du quinquennat de Nicolas Sarkozy,
fustigeant son "échec total sur l'emploi et sur la politique industrielle" ou "la casse du système de protection sociale", à un mois du premier tour de l'élection
présidentielle.
"Au vu du bilan et des projets du président de la République, sa réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux", estime la
CGT.
Dans un document, édité à un million d’exemplaires, titré "changer de politique, conquérir la justice sociale" publié
vendredi sur son site internet [1], le syndicat explique ne
pouvoir être neutre "au regard de la gravité de la situation". Il n'appelle pas à voter pour un candidat en particulier mais à faire échec "aux idées véhiculées par le Front national et
banalisées par d'autres".
Parmi ses nombreux griefs : la réforme des retraites de 2010, le "nouveau traité européen qui généralise l'austérité", l'absence de "coup de pouce" au smic
ou aux retraites, la hausse de la TVA le 1er octobre prochain ou les suppressions de postes de fonctionnaires. Le chef de l'État est très critiqué sur son bilan pour l'emploi, puisque la
CGT rappelle que "le taux de chômage est passé de 8 à 9,4 %". La CGT reproche également au candidat-président d'avoir supprimé la Haute autorité contre les discriminations (Halde) en
créant le Défenseur des Droits.
Quant au programme de Nicolas Sarkozy, "ce serait plus d'austérité pour les salariés et les retraités, l'accroissement des inégalités entre les femmes et les
hommes, une culpabilisation éhontée des privés d'emploi, la stigmatisation des travailleurs migrants et immigrés, la mise en cause du rôle des organisations syndicales considérées comme
obstacles à ses projets", poursuit la CGT.
Le syndicat réaffirme enfin "ses dix exigences pour sortir de la crise", dont la revalorisation du Smic à 1.700 euros, la suppression des heures
supplémentaires défiscalisées, la taxation de la spéculation et une réforme fiscale.
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