BRIGNOLES : Plus de 3000 cartes pétition contre la privatisation de la Poste et pour un référendum
Dans l’action pour sauver le service public
Article paru dans La marseillaise du mardi 1er décembre
2009

Une cinquantaine de citoyens (PCF, PG,Verts, CGT, FSU, Solidaires, ATTAC), en présence des maires de Brignoles, Claude Gilardo et de Carnoules, Henri Ceze, de Catherine Lecoq, conseillère régionale communiste, se sont rassemblés sur la place de la gare routière, diffusant des tracts, faisant signer les cartes pétitions, dans le cadre de la journée nationale d’action décentralisés dans les départements.
Plus de 3000 cartes pétitions ont été signées ces deux dernières semaines et portées en cortège à la Poste. Une vingtaine de citoyens et élus sont rentrés dans les locaux de la Poste pour remettre les cartes pétitions à la responsable et montrer leur détermination à soutenir les personnels face à la volonté de privatiser et de supprimer le service postal public.
« On ferme »
Face à cela, la responsable a décidé de fermer le bureau. Cette attitude méprisante vis-à-vis des usagers et des citoyens présents, a fait réagir verbalement un vieux retraité, qui a vite été accompagné à l’extérieur pour qu’il se calme. Le respect des citoyens est essentiel et il doit être dans les deux sens. Ceux qui venaient porter les cartes pétitions venaient pour les déposer et repartir. C’est un acte démocratique pacifique.
Michel Debruyne, responsable du comité Brignolais, a lu une intervention, principe d’une motion aux députés varois. Il a notamment rappelé : « Cela fait 17 mois que le Président de la République, son gouvernement et la direction de La Poste ont annoncé leur volonté de transformer le statut de La Poste en Société Anonyme, l’ouverture de son capital, la privatisation comme corollaire et l’élaboration d’une loi qui devait être voté avant l’été. C’était le 4 juillet 2008.
Cela fait 17 mois que les postiers, les élus, les usagers se mobilisent dans toutes les localités et luttent ensemble à l’appel de toutes les organisations syndicales, du Comité National et des comités locaux pour réaffirmer leur opposition ferme et résolue à ce projet de privatisation et exiger un véritable service public postal modernisé assurant l’avenir de La Poste et ses missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social, garantissant l’emploi, l’outil de travail, des droits nouveaux pour les salariés.
Cela fait encore 17 mois, que postiers élus, usagers, pied à pied, service par service,
commune par commune luttent pour s’opposer à la casse de l’outil de travail, et au désengagement social ».
Toutes les communes mobilisées
Il a poursuivi par la situation locale : CAMPS, MAZAUGUES, MONTFORT, PONTEVES, STE ANASTASIE, PLAN d’AUPS sont les dernières communes d’une longue liste de bureaux transformés en agences postales, des dizaines d’emplois supprimés et la distribution du courrier quotidienne remise en cause.
547 millions d’euros de bénéfices
Pourtant la Poste a dégagé 547 millions d’euros de bénéfices pour 2008 réalisés notamment par la suppression de 7500 emplois et une productivité accrue, de quoi aiguiser des appétits ! »
Puis il conclut par : « Oui 17 mois après, postiers, élus, usagers sont toujours aussi déterminés et opposés à la privatisation. Les luttes doivent se poursuivrent et s’amplifier. Si la loi a été « adoptée » au Sénat et que le projet doit maintenant être présenté à l’Assemblée Nationale à partir du 14 décembre, cela ne met fin ni à notre détermination ni à nos combats. Nous continuerons à exiger du président de la République l’organisation d’un référendum et nous informerons la population du comportement de chaque député. Ensemble on peut et on va gagner pour La Poste et le pays, partout avec lucidité et dynamisme, créons les conditions pour un engagement maximum de tous ».
Plus que jamais le comité brignolais continue la lutte engagée pour que les citoyens soient informés et consultés par un référendum national.
L.C
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