Offre de soins. Les élus de la Provence Verte et du Centre Var se mobilisent contre des fermetures de service
Brignoles : Le centre hospitalier Jean Marcel en sursis ?
Article paru dans La Marseillaise du mardi 2 octobre
2010
Après la rencontre le mois dernier avec Dominique Deroubaix, directeur de l’Agence régionale de la santé, Claude Gilardo, maire et conseiller général, est persuadé que « certains services du centre hospitalier Jean Marcel de Brignoles semblent menacés au prétexte d'un déficit cumulé de 8 millions d'euros ».
Le centre hospitalier accuse un déficit budgétaire de plus de 4 millions d'euros. Un résultat qui est dû « à la dotation annuelle de fonctionnement qui se trouvait en dessous de sa valeur durant des années et, surtout, en raison d'un remboursement des actes qui n'a pas été total », affirme Claude Gilardo. Tous les personnels sont conscients des économies à réaliser et de la rigueur budgétaire à adopter mais pas à n’importe qu’elles conditions. « Il est hors de question d'envisager toute suppression de services ou de lésiner sur la qualité sanitaire de notre établissement ». En premier lieu c’est le service chirurgie qui est menacé, selon la direction de l'Agence régionale de santé.
12 millions d'euros pour les investissements non encore versés
L'attribution des douze millions d'euros consentis au titre de l'investissement n’est toujours pas versée. Cet argent est alloué pour réaliser des travaux d'extension des urgences et de l'aile Est et il serait actuellement gelé en attendant le rétablissement de l’équilibre budgétaire. Ce qui met en colère Claude Gilardo « Comment peut-on nous reprocher notre manque d'activité et nous geler l'argent nécessaire au développement de l'offre de soins. Si nos dirigeants au plus haut niveau de l'État ont décidé de fermer l'hôpital de Brignoles, qu'ils le disent immédiatement ».
Claude Gilardo rappelait que « plus d’une cinquantaine de communes et plus de 100000 habitants bénéficient du
centre hospitalier » et a décidé de contacter les élus de la Provence verte et du centre Var en lançant un appel pour « nous mobiliser avant qu'il ne soit trop
tard".
Des élus n’ont pas tardé à réagir. Jean-Pierre Véran, président de l'association des maires du Var et maire de Cotignac, a vivement réagi : « Comment peut-on imaginer diminuer les moyens sur l'hôpital de Brignoles alors que nous sommes le secteur géographique du département qui a connu la plus importante croissance démographique ces dix dernières années. Sans compter que les spécialistes prévoient une augmentation de la population de 30 % dans les dix ans à venir. Certes, des économies doivent être réalisées mais sur un dossier tel que l'hôpital, l'intérêt public prévaut. La priorité est la santé des habitants du territoire. Si cette décision était mise en application, elle ne serait pas logique du tout ». Pour Jean-Louis Aléna, maire de Carcès et conseiller général : « Il est hors de question que l'on sacrifie l'hôpital de Brignoles et, s'il faut descendre dans la rue, nous le ferons ».
Il semblerait que le gouvernement envisage de nommer prochainement un consultant. En attendant les personnels, la population ne doit plus attendre pour se mobiliser pour empêcher le démantèlement du centre hospitalier, service par service, comme de nombreux services publics, avant leur fermeture définitive. La santé est un droit humain et l’égalité des soins est indispensable à une société solidaire, juste et équitable.
L.C
Appel des élus du Var pour l’Hôpital de Brignoles
Préservons l’Offre de Soins sur notre Territoire !
L’hôpital de Brignoles est un outil majeur de la Santé Publique sur le territoire de la Provence Verte et du Centre Var. La diversité de l’Offre de Soins apparaît comme une nécessité afin de maintenir la continuité territoriale du Service Public de Santé. Notre territoire connaît un essor économique et démographique sans précédent qui exige de préserver et soutenir l’activité de l’Hôpital de Brignoles, des vies en dépendent au quotidien. Si nous sommes disposés à accepter des réformes afin de garantir la pérennité financière de l’établissement, nous refusons catégoriquement la suppression des services de Chirurgie, de Maternité et des Urgences et nous exigeons que l’Etat tienne ses promesses d’investissement dans les plus brefs délais.
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