BRIGNOLES : La remunicipalisation de l'eau se prépare
Gestion de l’eau.Nettoyage annuel du réservoir d'eau potable de la Dime.
Article paru dans La Marseillaise du mardi 22 décembre 2010
La visite, début décembre, du grand nettoyage du réservoir d’eau potable de la Dime, s’est réalisée en présence de Jean Broquier, conseiller municipal délégué aux travaux, et Eric Tisserand, chef du service communal de l’eau.
Chaque année, le plus gros réservoir d’eau de Brignoles est vidé et nettoyé sans aucune coupure d’eau pendant l’opération. Sa capacité est 2 500 m3. Il alimente la moitié des besoins en eau potable de la commune. Aucune coupure d’eau n’est réalisée
pendant l’opération de nettoyage.
La remunicipalisation de la gestion de l’eau avance surtout suite aux renégociations avec Véolia et aux débats lors des deux derniers conseils municipaux. La ville dispose de personnels compétents et surtout d’une ressource en eau suffisante pour satisfaire les besoins de la population.
Les mines de bauxite fermées dans les années 60 à 90 ont été inondées, créant ainsi des nappes phréatiques qui permettent une autosuffisance à long terme et de répondre à l’accroissement du nombre d’usagers. Jean Broquier précise « Avec le bassin de La Dîme de 2 500 m3, les deux de Saint-Sumian (500 m3 chacun) et celui du Collet-Rouge, nous disposons d'un stockage équivalent à 4 000 m3, soit le pic de consommation estival. La marge de manoeuvre est suffisante car il suffit à ce moment-là de réalimenter les bassins puisque la ressource existe. La ville a lancé une grande réflexion dans le but de sécuriser au maximum son approvisionnement en eau. L'idée est d'une part de multiplier les captages, un test est envisagé sur le site de Merlançon. D'autre part, il s'agit d'assurer des interconnexions entre les différentes sources afin de fermer à tout moment une partie de la desserte pour procéder à des travaux ou régler un problème ».
Il ne faut pas oublier que seul 67% de l’eau potable arrive aux robinets. Les 33%
de fuite sont dû au mauvais état du réseau de distribution. Réduire ces fuites c’est indispensable pour économiser l’eau. Des investissements sur 20 ans sont
nécessaires mais ils seront en partie autofinancés par la réduction des fuites.
La municipalité élabore une stratégie d'ensemble qui ne peut être réalisée que dans la concertation et dans le cadre du développement durable. Envisager le futur sans penser aux générations futures, ce n’est plus possible. L’échec de la Conférence de Copenhague, ne doit pas empêcher les communes à agir pour l’intérêt général au détriment des égoïsmes de quelques uns. « Il faudra arrêter un projet d'ensemble puis cerner clairement nos priorités et les inscrire selon un phasage en cohérence avec les financements » confirme Jean Broquier.
La municipalité s’engage à répondre à l’urgence et à réaliser un état des lieux
précis. Il est aberrant d’apprendre que des habitants du centre-ville ne sont pas encore raccordés au réseau.
Le temps de la réflexion et de la concertation est nécessaire pour élaborer des projets à long terme.
L.C
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