Brignoles : De nouvelles ambitions pour l’école de la Tour
La municipalité veut revoir de fond en comble le projet de rénovation de l’établissement
Article paru dans La Marseillaise du mardi 24 novembre 2009
Le projet conçu par la municipalité précédente dépassait les possibilités financières de la commune et ne correspondait aux besoins scolaires nécessaires.
Une prise de responsabilités de la municipalité
Dès le départ la municipalité a tenté de sauver le projet mais aujourd’hui après une longue réflexion, elle prend ses responsabilités. Claude Gilardo précise « qu’il s'agit d'argent public, nous n'avons pas le droit de continuer au risque de nous envoyer dans le mur ». « Nous allons en bâtir un nouveau en lien avec les réels besoins des habitants, faire les études de faisabilité qui n'ont pas été faites à l'orée du précédent dossier, élaborer un programme précis et clairement détaillé, et être pleinement transparent dans la conduite de l'appel d'offres ».
L’importance des travaux réalisés cet été (300000 euros) dans l’enceinte de l’école de la Tour permet de bonnes conditions de travail pour les enfants, les enseignants et les personnels, en attendant la livraison de l’école.
Un projet qui voyait son coût augmenter considérablement
C’'est bien d'argent public dont il est question. « L'annulation du programme précédent coûtera à la commune mais beaucoup moins que si nous avions poursuivi le projet initial » avoue Claude Gilardo. « Le budget intermédiaire dépassait d'au moins 26 % le budget final, voir de 40 % en intégrant les nombreux oublis de l'ancienne municipalité, comme la voirie par exemple mais aussi les coûts liées à la nécessité de bâtir une école aux normes européennes environnementales (HQE) . Un dépassement largement supérieur aux limites autorisées par la jurisprudence en la matière estimées à 15 % ».
Le cahier des charges interdisait tout dépassement du budget fixé à 2,3 Me. Or, en 2006 le programme atteignait les 2,6 Me et les 2,9 Me en 2008. « Une inflation due à l'imprécision du programme scolaire ainsi qu'aux prévisions irréalistes du coût de l'école. Ceci explique peut-être que le maire de l'époque et son adjoint aux finances n'avaient pas signé l'ordre de service qui était sur leur bureau en janvier 2008. Soit quelques semaines avant les élections ». Claude Gilardo n'entend plus faire le moindre cadeau à ses prédécesseurs Guercin/Rousseaux .
Un nouveau projet cohérent, durable et adapté aux besoins
Un nouveau programme verra le jour d’ici trois ans. Une école qui répondra « aux exigences environnementales dans le cadre de l'Agenda 21 ». Un établissement que les élus souhaitent « penser sereinement avec l'appui du conseil d'école. Au vu de la croissance démographique dans ce quartier, il apparaît opportun de concevoir dix classes et non huit comme cela était le cas auparavant. Une école qui permettre un accès facilité aux personnes à mobilité réduite ainsi qu'aux parents avec des poussettes. Ce qui n'était pas le cas précédemment. Une école qui s’inscrive dans le temps long et permette la transmission du savoir dans les prochaines décennies ».
Le dialogue et la transparence sont indispensables pour construire un nouveau projet en lien avec les besoins réels des habitants. C’est ainsi aussi que l’on développe le service public de l’éducation nationale.
L.C
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