Cantonale partielle à Brignoles: Claude Gilardo seul face à la menace frontiste
Par A. Revello (arevello@varmatin.com)
Créé le 06/26/2012 - 07:19
En tête au soir du premier tour, le maire de Brignoles n’aborde pas sereinement la deuxième manche de l’élection cantonale. Les chances de Jean-Paul
Dispard sont intactes
En 2011, au soir du premier tour de la cantonale de Brignoles, Claude Gilardo (PC) comptait 121 voix de retard sur Jean-Paul Dispard (FN). Dimanche soir, l'unité
de la gauche a permis d'inverser la tendance. Le maire de Brignoles vire en tête avec une avance de 366 suffrages sur son adversaire. Comme en 2011, le candidat de l'UMP n'est pas parvenu pas à
se qualifier pour le second tour. Annie Giusti ne totalise que 1 991 voix alors que le seuil des 12,5 % des inscrits est de 2 610 voix.
Giusti : pas de place pour l'extrême
Cela ne fait pas, pour autant, de Claude Gilardo le grand favori du prochain tour. Le représentant de la gauche pourrait avoir réalisé le plein de ses voix alors
qu'une partie de l'électorat de droite se retrouve sans consigne de vote. Créditée de 25,44 %, Annie Giusti (UMP) regrette « que cette élection partielle ait été dénaturée et transformée en
revanche du Front de gauche contre le Front national. Les électeurs ne se sont pas retrouvés dans ce remake national. De plus, ce scrutin est le reflet d'une situation délétère créée par la
politique mise en place dans notre ville ». Une analyse pour le moins subjective de la part de la candidate confrontée à un revers individuel. D'où sa position pour le second tour : « De
nature républicaine, le vote extrême n'a pas sa place pour moi dans le débat démocratique, qu'il soit de gauche ou de droite ».
Le front républicain n'existe donc que dans un sens. Après avoir appelé à voter pour Josette Pons lors des législatives, Claude Gilardo est payé en retour. «
C'est bien pour cela que nous allons arpenter le terrain jour et nuit. Il nous faut convaincre les électeurs les plus indécis que nous représentons leur seule chance d'être représentés au
Département où Jean-Paul Dispard a été très discret durant de longs mois».
Chez les maires voisins, Michèle Roatino (Le Val) appelle à « faire barrage au candidat qui appartient à un parti extrémiste ». Paul Castellan (Tourves)
prône le front républicain pendant que Bernard Vaillot (Camps) se dit stupéfait du taux d'abstention dans sa commune (près de 70 %). Sans pour autant prendre position entre les deux tours.
L'incertitude demeure donc jusqu'à dimanche soir.
Pour sa part, Jean-Paul Dispard continue à se maintenir loin des médias. Il préfère arborer sa tenue de campagne à bord de son véhicule et coller les affiches qui
lui permettent de totaliser près de 35 % des suffrages en surfant sur la vague « Bleu Marine ».
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