Front de Gauche. Alain Bolla (PCF) et Safia Maestrati, candidats aux législatives, ont débattu avec les citoyens
Assemblée citoyenne dynamique pour une politique alternative
Article paru dans La Marseillaise du mardi 7 février 2012
Le candidat du Front de Gauche Alain Bolla (PCF) et Safia Maestrati (suppléante) ont répondu aux nombreuses questions posées par près de 40 participants lors
d’un débat riche et approfondi, lors de l’assemblée citoyenne, vendredi dernier, à Brignoles, en présence de Claude Gilardo, maire (PCF) de la
commune.
William Mathevet lors d’une une courte introduction a lancé le débat autour de l’idée « Comment sortir de la crise du
capitalisme » ? et des propositions « sur l’emploi, les salaires, la retraite, le logement, l’éducation, la santé, l’environnement, etc
…. » ?
Les échanges sur le gaz de schistes ont amené la réflexion sur la nécessité de créer un pôle public de l’énergie et
un pôle de la recherche. Ce n’est pas les groupes financiers, les firmes multinationales et l’Etat qui doivent décider sans consultation des élus et des citoyens de l’exploitation des gaz se schistes. Alain Bolla précisa « poser la question de le
politique énergétique nous oblige de la poser au niveau nationale mais aussi
mondiale. Un tiers de la population mondiale n’a pas accès à l’énergie. La recherche fondamentale est incontournable. Elle doit s’appuyer sur une maîtrise publique et
démocratique ».
« Vivre dignement »
Le logement a été un des thèmes abordés. « En période froide, on se rend compte que dans notre région 70% des
logements anciens ne sont pas isolés. De plus 50% des logements sont chauffés à l’électricité en sachant que notre région est déficitaire au niveau de la production d’électricité »
annonce Luc. Il manque des logements sociaux dans la région et particulièrement dans le Var. Les communes préfèrent payer les amendes plutôt que construire des logements dans le cadre de la
loi SRU. Pour Alain Bolla « il est nécessaire d’avoir un véritable service public du logement, appliquer au moins la loi SRU. La région PACA a voté la diminution des subventions pour les
communes qui ne se mettent pas en conformité avec la loi. Voter une loi pour que le loyer ne dépasse pas les 20% des revenus des locataires peut améliorer le quotidien de millions de
familles ».
Jean Baptiste Déodato (Parti de Gauche) a soulevé la question sur la faisabilité du SMIC à 1700 euros. Il rappela que
« le Front de Gauche dans son programme s’engageait aussi à titulariser tous les précaires du service public et à limiter à moins de 10% les contrats CDD pour les entreprises de plus
de 50 salariés. Les intervenants ont soutenu cette proposition, jugée indispensable pour vivre et avoir accès à la consommation. Driss a même ajouté qu’il « est normal que le salarié
puisse vivre dignement et avoir un bon salaire. Aujourd’hui c’est humiliant de vivre dans la précarité et dans l’angoisse de ne pas avoir un emploi stable ». Safia n’hésita pas de se
révolter contre « la précarité de l’emploi mais aussi contre la flexibilité contraignante pour les salariés. En juin 1968 le SMIC augmenta de 33% et les entreprises ont tenu le coup grâce à
la forte hausse de la consommation qui s’ensuivit »
« Changer les rapports de l’homme et du travail »
Alain Bolla a donné à réfléchir sur le SMIC : « C’est le gouvernement qui décide et qui fixe le SMIC. L’augmenter
à 1700 euros nécessite du courage politique et un affrontement de classe permanent. Cette somme c’est le minimum pour ceux qui ne sont pas diplômés et qui n’ont pas d’expérience. Tous les autres
salariés doivent avoir un salaire plus élevé qui correspond à leur niveau de qualification. Changer les rapports de l’homme et du travail pour mieux vivre, s’émanciper, participer à la vie
collective, pour répondre aux besoins des gens, une société ou l’humain soit au centre des préoccupations ».
La question de combattre les idées du Front National est venue dans le débat. « Faire front au FN, c’est nécessaire.
On ne peut laisser le FN faire croire qu’il est devenu le parti du peuple quand il est pour la suppression du SMIC, la retraite à 65 ans, la mise en place de la politique patronale au nom d’une
politique sociale. Où était-il lors des actions et des manifestations pour l’hôpital de Brignoles ? Où était-il lors des grèves contre la remise en cause de la retraite à 60 ans ? Où est-il quand les classes des écoles ferment » ? intérroge William.
L.C
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