Algérie : une douzaine de djihadistes détient encore au moins 30 expatriés
Rédaction Web
18 Janvier, 2013
Récit. L'opération de l'armée algérienne est toujours en cours pour libérer les otages aux mains du groupe islamiste. 18
preneurs d'otage auraient été tués dans l'assaut du site gazier d'In Amenas depuis jeudi, dont 3 leaders. Si la majorité des 639 otages est libre, le sort d'une trentaine d'expatriés
reste incertain. Tout comme le nombre de victimes.
En soirée, le sort d'une trentaine d'otages restait encore incertain.
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Réaction du PCF suite à la prise d'otage
"Le PCF souligne l'importance décisive, dans ces circonstances, d'une concertation de l'ensemble des pays européens et de l'Union européenne avec les pays du
Sahel, les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée, l'ensemble des États de l'Union africaine pour entreprendre une transformation radicale des règles et des conditions de la
coopération, des financements et des critères de l'aide au développement, pour construire une véritable sécurité et une paix durable pour les peuples de cette région. Le déroulement
tragique et très préoccupant de cette crise doit contraindre l'ensemble des gouvernements concernés à l'urgence d'une réflexion collective sérieuse sur les causes afin que des réponses
alternatives et fortes soient engagées pour l'avenir."
17h30. De source de l'armée algérienne, les forces spéciales auraient libéré une centaine des 132 étrangers
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16 heures. Mokhtar Belmokhtar précise les revendications
Mokhtar Belmokhtar, le chef du groupe islamiste auteur de la prise d'otages en Algérie demande dans une vidéo à la France de "négocier" la fin de la guerre
au Mali et propose de libérer "les otages américains" contre des islamistes détenus aux Etats-Unis.
Il propose "d'échanger les otages américains détenus par son groupe -les Signataires par le Sang-" contre un Egyptien et une Pakistanaise emprisonnés aux Etats-Unis pour des accusations liées au terrorisme.
Omar Abdel-Rahman (le cheikh aveugle) a été condamné à la prison à vie aux Etats-Unis en 1995 pour complot en vue d'attaquer des cibles new-yorkaises et d'assassiner l'ancien président égyptien Hosni Moubarak.
Aafia Siddiqui" est une scientifique pakistanaise emprisonnée aux Etats-Unis pour avoir tenté de tirer sur des soldats américains en 2008 en Afghanistan, alors qu'elle était détenue pour ses liens présumés avec Al-Qaïda.
Il propose "d'échanger les otages américains détenus par son groupe -les Signataires par le Sang-" contre un Egyptien et une Pakistanaise emprisonnés aux Etats-Unis pour des accusations liées au terrorisme.
Omar Abdel-Rahman (le cheikh aveugle) a été condamné à la prison à vie aux Etats-Unis en 1995 pour complot en vue d'attaquer des cibles new-yorkaises et d'assassiner l'ancien président égyptien Hosni Moubarak.
Aafia Siddiqui" est une scientifique pakistanaise emprisonnée aux Etats-Unis pour avoir tenté de tirer sur des soldats américains en 2008 en Afghanistan, alors qu'elle était détenue pour ses liens présumés avec Al-Qaïda.
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15 heures 30. "la moitié des 132 otages étrangers ont été libérés"
L’agence de presse algérienne APS tente de dresser un comptage temporaire. 639 otages, majoritairement algériens mais aussi 66 étrangers, auraient été
libérés depuis le début de l’assaut. Il resterait une soixantaine d’expatriés aux mains des islamistes ou reportés manquants. Le nombre de victimes parmi les otages reste inconnu.
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15 heures. 3 leaders islamistes abattus
Le mouvement islamiste, «Les signataires par le sang», a avoué à l’agence mauritanienne Alakhbar avoir perdu trois leaders, lors de l’assaut de jeudi.
Le chef du commando ravisseur, Abou Al-Barra aurait périt en premier. Il y a aussi Abdallahi Ould Hmeida (Zarghawi Al-Mouritani), 18 ans. Malgré son jeune âge, ce jihadiste mauritanien a
rallié l'AQMI en 2008 et est considéré comme l’un des meilleurs combattants. Le troisième leader abattu serait l'Algérien Tahir. Il était précédemment l’émir
du groupe islamiste "Les fils du sud pour la justice islamique" et âgé d’une cinquantaine d’année.
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14 heures 20. Cameron: "La traque se poursuit"
L'armée algérienne "traque toujours les terroristes et (cherche) probablement des otages dans d'autres endroits du site", a affirmé David Cameron devant les
députés britanniques, après s'être entretenu pour la quatrième fois avec son homologue algérien Abdelmalek Sellal. "Hier soir (jeudi, NDLR), le nombre de Britanniques en danger était de
moins de 30. Heureusement nous savons maintenant que ce nombre a diminué de façon vraiment significative", a poursuivi le chef du gouvernement britannique.
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14 heures. 18 preneurs d'otages morts
"Dix-huit terroristes ont été tués hier", par les forces spéciales algériennes lors de leur assaut lancé jeudi, a-t-on appris vendredi de source sécuritaire
algérienne. Cette même source citée par l'AFP indique que le groupe d'assaillants était fort d'une trentaine d'hommes.
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12 heures 30. Plusieurs otages morts, selon Ayrault
Jean-Marc Ayrault a confirmé le décès de "plusieurs otages" retenus sur un site gazier en Algérie, dont le "nombre" et la "nationalité" ne sont pas encore
connus. "Je viens de m'entretenir avec le Premier ministre algérien qui m'a confirmé que l'opération se poursuit", a ajouté le Premier ministre lors de la présentation de ses voeux à la
presse à Matignon.
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Midi. Menaces des djihadistes contre l'Algérie
"Tout en tenant compte des souffrances du peuple algérien, nous promettons au régime en place plus d’opérations", a affirmé le porte-parole des "Signataires
par le sang", groupe de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar auteur mercredi de l'attaque et de la prise d'otages massive à In Aménas, cité vendredi par l'agence mauritanienne en ligne
Nouakchott Information (ANI).
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11 heures 30. l'assaut se poursuit
"Il y a encore un groupe (d'assaillants) retranché" dans le complexe d'In Aménas, à quelque 1.300 km au sud-est d'Alger, non loin de la frontière libyenne,
selon une source sécuritaire algérienne citée par l'AFP, expliquant qu'il était "difficile de parler alors que l'opération est en cours".
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9 heures 30. "Cela tirait beaucoup par séquences"
Un ressortissant français, resté caché sous son lit pendant 40 heures et rescapé de la prise d'otages en Algérie a témoigné ce vendredi matin. "Ca tirait
beaucoup par séquences, cela dépendait", a expliqué sur Europe 1 Alexandre
Berceaux [2], l'un des Français employés de la société CIS Catering, qui affirme se trouver "sur la base Sonatrach d'In Amenas".
"Il y a des terroristes qui sont morts, des expatriés, des locaux." Lors de la prise d'otages mercredi matin, "j'ai entendu énormément de coups de feu.
L'alarme qui nous dit de rester au lieu où nous sommes était en route. Je ne savais pas si c'était un exercice ou si c'était vrai. Personne ne s'y attendait. Le site était
protégé. Il y a des forces militaires sur place. Je suis resté caché pendant presque 40 heures dans ma chambre. J'étais sous le lit j'ai mis des planches un peu
partout au cas où. J'avais un peu de nourriture, un peu à boire, je ne savais pas combien de temps cela allait durer."
"C'était des militaires habillés en vert. Je pense que c'était des militaires algériens. Ils étaient avec des collègues, c'est comme cela que j'ai reconnu
sinon je n'aurais jamais ouvert", a ajouté ce témoin qui s'est caché pendant la prise d'otages "à quelques minutes à pied d'où étaient placé les terroristes. J'avais l'information qu'il y
avait un blessé dans la réserve du restaurant hier matin. On a d'abord trouvé trois Anglais qui étaient cachés dans le faux plafond plus cette personne blessée, partie
directement à l'hôpital. Je pense qu'il y a encore des personnes cachées. Là ils sont en train de faire les comptes."
Vendredi matin, aucun bilan officiel précis n'avait filtré sur cette opération militaire dont on ignorait encore si elle avait été effectivement achevée
jeudi soir sur le site d'In Amenas dans le Sahara à 1.300 km au sud-est de la capitale comme l'avait annoncé l'agence de presse algérienne APS.
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9 heures. Londres s'attend "à de mauvaises nouvelles"
"Comme le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères (William Hague, NDLR) l'ont dit, pour ce que nous en savons au vu des informations
communiquées par le gouvernement algérien, un Britannique a été tué. Nous ne sommes pas en mesure de donner davantage d'informations à ce stade. Mais le Premier ministre a prévenu qu'il
fallait s'attendre à de mauvaises nouvelles", a répété ce vendredi le ministère des Affaires étrangères.
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8 heures 40. Deux Français revenus selon Valls.
"Il y avait très peu de Français sur cette base, particulièrement étendue, à 1.600 km au sud d'Alger. C'est peut-être pour cela que les informations ont du
mal à remonter", a déclaré le ministre de l'Intérieur sur RTL. "Nous avons des nouvelles de deux d'entre eux qui sont revenus, pour ce qui concerne les deux autres, s'il y en avait deux
autres, nous n'avons pas à ce stade plus d'informations, nous espérons en avoir dans la matinée", a-t-il poursuivi.
Manuel Valls a indiqué ne pas avoir de bilan précis après l'attaque de l'armée algérienne jeudi après-midi "parce que c'est loin, parce que
c'est confus, parce que la base est très étendue (...) parce qu'il y avait des centaines de personnes, d'abord des Algériens et aussi évidemment des salariés occidentaux, dont quelques
Français, parce que c'est une opération de l'armée, parce que les terroristes sont extrêmement bien armés, très déterminés, fanatiques".
Quant à la possibilité qu'un Français soit parmi les djihadiste du commando, il a répondu: "Nous n'avons pas d'information". "Depuis des années, il y
a des Français djihadistes (...) à la fois en Afghanistan, en Syrie, très peu au Sahel, ils sont évidemment surveillés par les services de renseignement".
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S.G.
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