Marseille, ses alentours, son soleil, son littoral, « étape obligée » du tourisme européen. (Photo ROBERT TERZIAN)
Article paru dans La Marseillaise du lundi 10 août 2009
Tourisme. La cité phocéenne est littéralement prise d’assaut par les vacanciers venus de tout le territoire hexagonal mais aussi d’Europe du nord. Rencontre avec les
voyageurs…
Avec ses 800 000 habitants, la deuxième ville la plus peuplée de France est littéralement prise
d’assaut par les vacanciers et ce, en dépit de la morosité économique et
sociale tant redoutée par les professionnels. Si le démarrage de la saison a été plus lent que d’habitude, les attractions touristiques comme le petit train ou le Grand Tour
continuent de faire le plein de passagers en partance du Vieux- Port de Marseille.
Mais qui sont-ils ces touristes qui font le tour du propriétaire de la cité phocéenne ? Et que vient chercher un
Barcelonais ou un Romain à Marseille ?
Venir à Marseille, « c’est comme partir en vacance tout en restant à Barcelone », témoigne un Espagnol, qui n’a pas sa langue dans la poche. Partir histoire
de partir mais surtout sans s’éloigner de chez soi ! Aussi étrange que la démarche puisse paraître, elle n’en demeure pas moins sympathique pour ce jeune Barcelonais, qui veut «
tenter sa chance » auprès des Marseillaises durant un court séjour d’une semaine.
Il faut dire aussi que ces dernières années, Marseille est devenue la destination européenne incontournable avec la fréquentation des Anglais, Belges, Suisses, Italiens,
Espagnols mais aussi Américains, Russes et Scandinaves. Un itinéraire touristique qui s’est donc naturellement imposé pour trois jeunes Russes, venues spécialement de Moscou par
voiture.
La capitale du soleil
Cheveux au vent, les trois plantureuses jeunes femmes platinées attendent le départ du Petit Train marseillais, qui va acheminer sa course vers le plus vieux quartier de la
ville. Avant le départ vers le Panier, elles racontent leur tour d’Europe via les pays de l’Est et bien sûr Marseille… « Nous nous sommes arrêtées pour le soleil et pour la mer
», rapportent-elles avec une farouche excitation. Même si l’autochtone s’en soucie peu, Marseille est d’abord la capitale du soleil. La cité phocéenne bénéficie d’une durée
exceptionnelle d'ensoleillement, avec près de 2 900 heures de soleil par an et une moyenne d'à peine 100 jours de pluie (moins de 600mm d'eau par an), en partie grâce au
mistral, qui souffle 90 jours par an et donne au ciel azur cette pureté et cette lumière vive propre.
En suivant l’itinéraire du Petit Tarin marseillais, le chemin mène tout droit dans le quartier le plus emblématique de Marseille, qui a vu récemment naître la fameuse boutique
Plus Belle la vie. Située à l’angle de la place des 13 coins, la caverne de la série télévisée attire la foule. « Je regarde Plus Belle la vie tous les soirs », avoue un Breton
venu de Brest, qui s’est « laissé entraîner » jusque là par sa femme et ses enfants. Car l’été marseillais est avant tout familial cette année. Malgré la crise, les crashs ou
encore les épidémies, les vacanciers continuent de se déplacer.
Voir le littoral méditerranéen
De retour sur le Vieux-Port, les
vagues successives de voyageurs se bousculent au portillon pour embarquer à bord des bateaux de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole. « Nous sommes venus quelques
jours à Marseille pour voir la Méditerranée », raconte un couple d’Irlandais, qui ont dans les yeux, le bleu du ciel qui manque à leur décor et sans nul doute dans le cœur, le
soleil qu’ils n’ont pas dehors…
Car la ville de Marseille est également le premier port de France. Située au sud-est de la France, elle est bordée par la Méditerranée à l'Ouest, enserrée par les massifs de
l'Estaque au Nord, de l'Étoile et du Garlaban à l'Est et des Calanques au Sud. Pour les touristes, l’embarcation pour les îles ou les Calanques est de fait « l’ étape obligée »,
raconte un Français de passage venu de Colmar pour rendre visite à son fils.
Les Promenades en mer, qui proposent plusieurs circuits sur le littoral phocéen ont accueilli en juillet pas moins de 10 000 passagers venus surtout du nord de l’Europe. Ils
viennent tous chercher la chaleur méditerranéenne dans « l’une des plus belles régions de France » toutefois ternie par « le Provençal, pas toujours respectueux de son
environnement », estime encore l’homme non moins enthousiasmé par la ballade. Une ballade qui somme toute, se terminera bien par « un petit Pastis », via les particularités
culinaires locales, non moins prisées des voyageurs. « Je connais l’Aïoli, la tapenade et la bouillabaisse mais je n’ai pas encore goûté la bourride ». Les spécialités ne
manquent pas pour ajouter du piment à l’épopée méditerranéenne avant de rejoindre le ciel moins clément du nord de l’Europe.
EMMANUELLE
BARRET
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