Communiqué de presse du PCF 13
5 août 2009
Moins de deux mois après les élections européennes, « l’Europe protectrice », thème de campagne de l’UMP et de Nicolas Sarkozy, dévoile son vrai visage : celui d’une imposture.
La presse vient en effet de révéler que la Commission européenne exigeait des producteurs de fruits et légumes français qu’ils remboursent les aides que leur a versées l’Etat entre 1992 et 2002. Soit 500 millions d’euros, intérêts compris. Cela, au nom du sacrosaint principe de la concurrence libre et non faussée qui continue de régner sur l’Union européenne.
Une injonction dont le gouvernement était au courant depuis le 28 janvier et que le nouveau ministre de l’agriculture, Bruno Lemaire, proche de Dominique de Villepin, entend honorer au pied de la lettre.
Nous sommes tout simplement révoltés par ce racket qui ne fera qu’enfoncer un peu plus les maraîchers, en prise avec de grosses difficultés pour écouler leur récolte.
C’est un véritable coup de grâce pour l’agriculture française en général et les producteurs de notre département en particulier, dont 41% du territoire est occupé par 6000 exploitations. L’activité agricole concerne 25000 emplois, directs et indirects, aujourd’hui en partie menacés. De plus, la Provence est au premier rang de la production de fruits et légumes dans le pays.
Les maraîchers qui ont unaniment exprimé leur refus de payer, peuvent compter sur notre soutien, sur celui de tous les communistes et particulièrement de nos députés européens.
Nous ne sommes pas dupes de la manoeuvre tentée par la Commission européenne de Barroso qui invoque le fait que les subventions ont provoqué des distorsions de concurrence.
La réalité est que ces aides avaient pour but d’aider des exploitants agricoles victimes des importations abusives qui ont fait chuter les cours à la production. Et c’est parce qu’ils se sont battus pour des compensations partielles de leur perte de revenus qu’ils les ont obtenues.
Ce sont bien les institutions européennes les seules responsables decette situation. Les traités de Maastricht et de Lisbonne obligent les agriculteurs à accepter les prix les plus bas possibles, les menant, les uns après les autres, à la ruine.
Nous le redisons, les producteurs ne doivent pas reverser le moindre euro. Et la France doit combattre cette décision scandaleuse de la Commission européenne, à moins qu’elle ne choissise une complicité qui s’apparenterait à un crime : celui du monde rural et paysan.
Nous en appelons à l’opinion publique et à la mobilisation générale des producteurs.
Avec eux, nous gagnerons.
Isabelle Pasquet, sénatrice des
Bouches-du-Rhône
Michel Vaxès, député des Bouches-du-Rhône
Louis Minetti, membre honoraire du Parlement, ancien président de la mission Fruits et légumes du Sénat.
Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF 13
http://www.bdr13.pcf.fr/Communique-de-presse-du-PCF-13,8969.html
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