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66ème cérémonie en l’honneur des camarades assassinées par les allemands nazis à Vins sur Caramy

Commémoration : Une cérémonie digne organisée par la section « Charles Gaou » du PCF de Brignoles


 

 

C’est en présence de 15 portes drapeaux représentants les différentes associations de résistants dont American Legion, de Claude Gilardo, maire de Brignoles, de Jean Louis Alena, maire de Carcès et de conseillers municipaux de Vins sur Caramy, de Cabasse que s’est déroulée la 66ème cérémonie en l’honneur des camarades assassinés, le mercredi 29 juillet.

 

Paul Chila, résistant,  dans son intervention, rappela que «  65 ans se sont écoulés et  qu’il avait toujours en mémoire le visage angoissé d’Antoine Chiapello, ouvrier mineur de Vins qui découvrit le 29 juillet les corps de nos camarades assassinés : Jean MAZZONE, ses fils Eugène et Louis, Théodore LINARI » .  Tous les quatre étaient des militants du Parti Communiste Français, compagnons de lutte de Charles Gaou, un des 27 du « Chemin de l’honneur ». Emu, il indiqua que « la première cérémonie a eu lieu au début août 1944, rassemblant une dizaine de résistants, en présence de Thérèse, épouse et mère des Mozzone. Nous étions à deux semaines du débarquement en Provence ».

  

Puis, William Mathevet, secrétaire de la section du PCF de Brignoles et responsable de la Fédération du Var, dans une intervention plus politique lança un appel à poursuivre la Résistance «  aujourd’hui où nous voyons remis en cause  le socle des conquêtes sociales de la Libération. Nous appelons les jeunes, le monde du travail, les retraités, à faire vivre et à transmettre l’héritage de la résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Nous appelons à célébrer l’actualité de la résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir quatre gestes humanistes et profondément politiques, pour que la flamme de la résistance ne s’éteigne jamais ».

Il s’agit de « défendre ensemble les acquis du Conseil National de la Résistance (CNR) adopté dans la clandestinité  le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, une presse délivrée de l’argent et de la corruption, des lois sociales ouvrières et agricoles, etc…. ; « d’agrandir la voie du progrès social, seule issue pour sortir de la crise. Comment peut-il manquer de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a fortement augmenté de puis la Libération ?  

Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle  dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie dans le monde » ; de « dépasser les enjeux sectoriels et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau programme de résistance pour notre siècle ; de contrer les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et une culture uniformisée, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du CNR et aux Ordonnances sur la presse de 1944 ».

 

Et de conclure : « Plus que jamais, lutter pour une meilleure vie, c’est rendre hommage à nos camardes qui se sont sacrifiés, qui ont donné leurs vies pour nos propres libertés, pour une plus grande fraternité et solidarité entre les peuples du monde entier ».

 

Après une longue minute de silence, les stèles ont été fleuries par les élus et la famille des résistants.

Le chant des Partisans, la Marseillaise et l’Internationale, ont retenti dans les plaines de Vins sur Caramy. Les résistants peuvent être fiers de ce vibrant hommage rendu à leurs luttes et à leurs combats d’hier et d’aujourd’hui.

 

La cérémonie se termina par un apéritif convivial autour de la centaine de participants.

 

L.C

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Tag(s) : #BRIGNOLES
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