FILLON TRAVAILLE LE DIMANCHE POUR SES RICHES !
Nous allions voir ce que nous allions voir : un gouvernement remanié, à
la tâche, après le discours de maitre de l’Elysée à Versailles.
Pour se faire, l’insipide Fillon, avait sur ordre de son maitre convoqué les serviteurs, le
dimanche après-midi, certainement après les vêpres, pour une séance d’intronisation à l’emprunt devenu la tarte à la crème du petit tsar.
Ils étaient tous là, à commencer par Tonton la culture. Il manquait le marchand de riz occupé en
Grèce à la chasse aux sauterelles d’Afrique, d’Afghanistan et d’Irak, qui, comme des essaims s’abattent en ce moment sur ce pays.
Tous les syndicats seront consultés nous a dit Sarkozy et auront à faire des propositions à
partir d’un emprunt national.
Un emprunt national de 100 milliards d’Euros ; le sieur Valls qui veut la place du chef en
2012, propose 150 milliards, (qui dit mieux) après tout, comme le disait Georges Marchais : « de l’argent il y en a ». Sauf que le secrétaire général du PCF indiquait aussitôt la
destination : les travailleurs et le social.
Effectivement, de l’argent il y en a : et les 100 milliards par l’emprunt ne seront
certainement pas destinés aux travailleurs.
Fillon s’est d’ailleurs empressé de le dire pour
qu’il n’y ait aucun doute, je le cite : « Il ne s'agit en aucun cas d'utiliser cet emprunt public comme une sorte de solution
miracle à toutes nos difficultés budgétaires. Aucune dépense de fonctionnement ne sera financée par cet emprunt, pas plus que la création d'emplois publics, il ne servira pas davantage à engager des dépenses classiques d'investissement, à rénover les bâtiments publics,
accroître les dépenses sociales ou financer les collectivités locales ». Les projets retenus devront être ciblés, en petit nombre, structurants, avec une rentabilité financière et socio-économique qui soit clairement appréhendable, et associer le plus possible des
cofinanceurs externes pour démultiplier les efforts de l’État ».
Tout est dit ; à quoi bon recevoir alors les
syndicats, si ce n’est pour leur annoncer qu’ils seront mangés tous crus et que la crise sera portée à leur débit.
Cet emprunt, parlons-en : à qui est-il
destiné ?
Des projets pour l’après crise nous
dit-on !
On se fout de
nous !
En effet, cet argent emprunté, on parle d’un taux de
4 %, va rapporter qu’à ceux qui ont du pognon, un auditeur riche, sur une station radio disait ce matin : j’ai 100000 euros, cela me rapportera bien plus que la caisse d’épargne. Le quidam
au chômage ou au Smic n’a qu’à aller se rhabiller.
Qui va rafler la mise sinon le grand patronat. Cet
argent il faudra le rembourser et c’est pour cela que Fillon dans son intervention est allé plus loin en indiquant qu’il faudra se serrer la ceinture sur les salaires et les retraites, avec
encore moins de fonctionnaires, de réduire l’emploi, de toucher à la retraite et aux remboursements de la sécurité sociale.
Bref, ces 100 milliards d’euros iront dans les poches
des grandes entreprises pour améliorer leurs profits : c’est nous, actifs et retraités, qui rembourserons au centuple intérêts et capital.
Et puis, sans vergogne, après avoir doucereusement
indiqué qu’il y aurait concertation avec les partenaires sociaux (mot détestable) l’individu nous a livré son diagnostic qui ne souffre d’aucune contestation : il faudra que les
générations actuelles acceptent de travailler jusque 67 ans voir 70 ans s’ils le souhaitent.
C’est un vol
manifeste.
Ces salariés, actuellement, sont en droit de
considérer qu’ils sont floués puisqu’ils cotisent pour une retraite qui s’éloigne à chaque fois qu’ils s’en rapprochent, un peu comme l’âne à qui on met sans cesse la carotte sous le
nez.
Oui, peuple français, jusque quand tu vas accepter
d’être traité de la sorte par ce ramassis de nantis.
Préparons une rentrée sociale chaude…
chaude…chaude…