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L'Europe : Après l’avoir construite, ils la violent en permanence !

Le capitalisme libéral est nauséabond. Sans limite. On le sait. C’est que son objectif à peine voilé est de trainer dans la boue le politique, de dépolitiser la conscience politique par la violation permanente de ses propres règles et le déni outrancier de la volonté démocratique populaire.


2 juin 2009

Ce capitalisme a accouché de l’Europe des traités, avec ses doctrines d’airain, la concurrence, la liberté du capital, l’arraisonnement des budgets publics, la marchandisation du vivant et finalement l’exploitation et l’inégalité institutionnalisées sous le label « mondialisation ». Sans surprise non plus : un des « pères » du Traité de Rome comme aiment à dire les adeptes conservateurs du système, P. Mendès-France avait vu qu’à terme, l’Europe du Marché entrainerait je cite « une abdication de la démocratie ».

Dès lors, il ne se trouve que les mensonges coutumiers des libéraux ou l’hypocrisie cynique des sociaux démocrates pour prétendre à « la moralisation du capital », pour le dire dans la langue des premiers, ou faire miroiter « l’Europe sociale », pour le dire dans la langue des seconds, en institutionnalisant la régulation de ce capitalisme lors de grandes messes qui convoquent les biens portants de la planète entière à la coordination globale où chacun d’eux sait bien, et d’avance, que la cérémonie terminée, il rentrera chez lui, la main sur le cœur et la conscience apaisée d’avoir tout changé pour que rien ne change.

Car rien ne change, en effet, d’une crise à une autre, chez Alice au pays des merveilles. Le mot « crise » lui-même révèle sa réalité terrible : le cache-sexe de l’extorsion du travail et du salarié par des individus sans scrupules envers qui jamais, je dis bien jamais, la société civile ne sera assez dure pour qualifier leurs méfaits, et ce, au mépris des engagements pris lors des grandes kermesses. Par exemple, depuis plus de deux mois, les relents de moralisation oubliés, les banquiers n’ont qu’un objectif : doubler la rémunération de la part fixe et rétablir les bonus faramineux de leurs cadres, rendus possible grâce aux sauvetages par l’argent public. Ainsi, après avoir embarqués plutôt de force que de gré des sociétés entières dans le carrosse enchanteur de l’Europe pour la conduire finalement au gouffre social qui le transforme en citrouille, les faiseurs de contes de fées ont choisi le parjure, pour achever d’écœurer ce qu’il reste de conscience politique, du moins le souhaitent-ils. Qu’on en juge : (voir le dossier joint).

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Tag(s) : #Politique
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