Commémoration du 64ème anniversaire du 8 mai 1945
" les valeurs de paix et de liberté doivent
être en permanence protégées"
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblés dès 10h30 sur la place du Palais de Justice. La commémoration a commencé par la remise de médailles aux militaires de la Sécurité Civile devant
les sapeurs pompiers, les portes drapeaux, les représentants des associations patriotiques, les élus municipaux, les familles et la population.
Le cortège s’est dirigé jusqu’au monuments aux Morts. Après plusieurs allocutions et le dépôt de gerbes, la municipalité a offert un vin d’honneur au Hall des Expositions.
Cette année la nouveauté c’était l’exposition de lettres et d’objets de la 2ème guerre mondiale, appartenant à une jeune collectionneuse, passionnée, Anaïs Pancrazy. L’exposition a connu un grand succès. Anaïs a été fortement encouragée à poursuivre et des personnes sont venues la contacter afin de lui donner dans les semaines à venir des objets pour compléter et agrandir sa collection. Elle compte poursuivre à présenter sa collection dans les écoles, collèges et lycées du Var.
Allocution de Claude Gilardo, maire de Brignoles
Il rappela que « la 2ème guerre mondiale fut atroce, qu’elle fit par le monde des dizaines de millions de morts, de blessés, de persécutés, de torturés, une guerre qui vit des combattants héroïques, mais qui connut aussi des moments d’humiliation, de désespoir, et parfois d’abandon ». Il indiqua que ce combat pour la liberté fut aussi celui « du respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Il insista sur l’hommage de la résistance « à ceux, qui de sang-froid, d’une façon réfléchie, décideront un jour de quitter la quiétude anonyme de leur foyer pour se joindre à cette grande armée de l’ombre qu’évoquait Malraux, et de prendre tous les risques, de la torture à la mort ».
Il invoqua le souhait que « face aux grands périls qui menacèrent notre pays, il y a eu toujours des hommes capables de surmonter leur rancœur, leurs partialités, leurs divergences, pour lutter au nom du peuple, de tout le peuple.
Je crains que le dicton « qui sème le vent récolte la tempête » ne soit que trop d’actualité ». Il précisa que « la xénophobie n’est pas éteinte, l’abus de pouvoir n’est pas mort, des résurgences du fascisme existent. Le terreau est encore fertile. Il enracine l’idée que « l’autre » est la cause de tous nos maux, prônant au passage la course aux profits contre la répartition équitable des richesses ».
Il conclut par « nous ne répéterons jamais assez que rien n’est acquis définitivement, et que les valeurs de paix et de liberté doivent être en permanence protégées, y compris dans notre pays ».
L. C
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