
La faim frappe dans le monde 1 milliard d’individu qui étaient déjà sous-alimentés. 70 % de ceux qui souffrent de faim et de misère sont des paysans. Avec la démographie, le défi posé à l’humanité est de nourrir demain 9 milliards d’humains, soit 3 de plus qu’aujourd’hui. La planète doit doubler sa production alimentaire.
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La politique conduite par Nicolas Sarkozy met les familles populaires, les étudiants... en situation de ne pouvoir acheter des fruits, des légumes, un morceau de viande.
Le prix d’une brique de lait a flambée de 183 % en 6 ans, pendant que les prix agricoles ont été divisés par 2 en 30 ans ! Si l’alimentation représente 15 % du budget d’un ménage, seulement 4 % reviens aux producteurs.
La grande distribution est sortie largement vainqueur des réformes libérales de la Politique Agricole Commune depuis 1992 (Mac Sharry – Delors) et des lois économiques (Galland, LRR ou Loi de Régulation Économique, LNE ou Loi de Modernisation Économique ) taillées sur mesures par les gouvernements français successifs.
La politique de Bruxelles, basée sur la concurrence libre et non faussée se paie cash dans les campagnes. En France, 1 agriculteur sur 4 gagne moins que le RMI, 1 sur 2 gagne moins que le SMIC. 1 d’entre eux disparaît tout les quart d’heure !
En 2008, la Présidence Française de l’Union Européenne aura été un échec par son inaction contre la suppression de toute régulation des marchés par Bruxelles. Nicolas Sarkozy, a confié au gouvernement Fillon la rédaction d’une loi dite de modernisation visant à livrer l’agriculture française au prix mondial, sans compensation, dans le cadre d’une Politique Agricole Commune démantelée à l’horizon 2013.
L’argent existe : Bruxelles veut employer 5 milliards d’Euros de crédit non utilisé de la P.A.C à d’autres fins.
Le 7 juin, jour des élections européennes, il faut une bonne gauche pour renvoyer Sarkozy dans les cordes et changer d’Europe.
Destinées à nourrir l’être humain et soumises aux contraintes naturelles, les productions agricoles ne peuvent être banalisées. L’agriculture doit s’extirper des règles libérales de l’OMC. L’Europe doit utiliser sa préférence communautaire et organiser ses échanges avec les pays tiers sans dumping sociaux, sanitaires, environnementaux sous la forme d’accords mutuellement avantageux. A travers la politique agricole commune, l’Europe doit fixer des objectifs de rémunération du travail et de développement de l’emploi. La redistribution des richesses agricoles et agro-alimentaires étant assuré par son budget. Par ses politiques publiques, tant par ses productions que par ses échanges, l’Europe doit être garant d’une alimentation de qualité et de la santé du consommateur. Grâce au progrès de la science, des techniques et de la recherche publique, l’Europe doit porter une agriculture moderne apte à relever le défi alimentaire du XXe siècle.
Propositions du PCF pour une nouvelle ambition alimentaire et agricole.
La Politique Agricole Commune doit avoir des objectifs :
De rémunération du travail paysan
Instauration d’un prix minimum indicatif Européen.
De souveraineté alimentaire
Stocks Européen de sécurité alimentaire.
Possibilité aux Etats membres de négocier directement à l’OMC dans le cas où le droit de veto
l’exige.
De qualité, respect des hommes et de l’environnement
Création d’un cahier des charges Européen, de production (sans farine animale, OGM, aliment
médicamenteux et hormone de croissance).
Taxe sur le transport des produits agricoles et alimentaires, finançant un fond de relocalisations,
des productions et de l’emploi (agriculture, pêche, bois).
Avec :
La préférence communautaire
Instauration d’une taxe variable aux importations abusives.
Mise en place de calendriers d’importation intra-communautaire.
La clause de sauvegarde
Possibilité de refuser les importations extra communautaires dont le cahier des charges, les
garanties sanitaires et sociales sont inférieures à celui de l’Union Européenne.
Les soutiens directs
Plafonner les aides compensatrices européennes aux agriculteurs par actif et par exploitations.
Lancer un plan de développement, d’exploitation agricole de qualité environnementale et sociale, par
des prêts à taux zéro grâce à la prise en charge de bonification par l’Europe.
► L’Europe doit faire le choix de la relocalisation des productions, de coopération entre grandes régions du monde
► L’Europe par la répartition de la plus value entre producteurs, industries agroalimentaires et la grande distribution doit garantir l’accès à l’alimentation aux consommateurs
► L’Europe doit dans l’urgence relancer le programme européen d’aide alimentaire aux plus démunis. Métier de la terre, de la mer et de la forêt. La France doit se doter d’un régime d’assurance mutuel calamités. L’Europe y contribue par des fonds publics.
Une conférence européenne de l’agriculture fixera dès le début de la mandature les ambitions de la Politique Agricole Commune et sa place dans le monde.
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