LE MONDE | 19.03.09 |
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S'ils se refusent à faire des prévisions pour l'ensemble de l'année 2009, les conjoncturistes estiment que l'"acquis de croissance" sera de -2,9 % à la mi-2009. Les précédents records de contraction du PIB de 1993 (-0,9 %) et de 1975 (-1 %) seraient ainsi largement dépassés.
Les dernières prévisions du gouvernement faisaient état d'un recul de - 1,5% sur l'ensemble de l'année. Pour "tenir" ce chiffre, il faudrait que la croissance se redresse à + 1,9 % au troisième et au quatrième trimestre. Dans l'environnement économique actuel, c'est hautement improbable.
Sur l'ensemble de l'année 2008, le PIB avait augmenté de 0,7 %, après + 2,1 % en 2007. Mais au cours du quatrième trimestre 2008, le PIB avait déjà enregistré un repli de 1,2 %
"A l'horizon du premier semestre 2009, les perspectives ne s'éclaircissent pas", analysent les conjoncturistes de l'Insee. Ils insistent sur le repli toujours net du commerce mondial, après une chute historique de 6 % au quatrième trimestre 2008,
Ils font état d’une nouvelle dégradation du climat des affaires en février et notent à la fois le caractère encore "limité" de l’amélioration des marchés financiers et la persistance de la crise immobilière.
Le corollaire de cette dégradation de l'économie en France est l'amplification de la dégradation de l'emploi. L'Insee a revu à la hausse le taux de chômage : elle l'estime à 8,8% à la fin juin, alors que dans ses précédentes prévisions, en décembre, elle prévoyait 8 %.
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