OGM : le maïs Monsanto décrété inoffensif !

Stupeur dans les rangfs anti-OGM : l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afsaa) qui estime que le maïs OGM de Monsanto ne présente pas de danger pour la santé humaine. Un avis "politique", pour beaucoup.
L’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afsaa) qui estime que le maïs OGM de Monsanto ne présente pas de danger pour la santé humaine, est "un coup de force du lobby pro-OGM", a estimé jeudi le leader altermondialiste, José Bové.
"On a un coup de force à travers l’Afssa du lobby pro-OGM, des industriels qui voudraient déstabiliser le ministre de l’environnement avant le débat à Bruxelles le 16 février prochain", a-t-il déclaré à l’AFP.
Cet avis de l’Afssa est, selon lui, "complètement déconnecté des raisons qui ont amené la France à mettre en place la clause de sauvegarde".
Dans un avis dont Le Figaro publie des extraits, l’Afssa estime que le rapport du Pr Yvon Le Maho "n’apporte aucun élément nouveau qui remettrait en cause la sécurité des maïs portant l’évènement (le transgène) MON 810".
M. Le Maho avait été mandaté par le ministère du développement durable pour étayer sa demande de suspension du MON 810.
Pour José Bové, "ce qui ressort en filigrane de cette affaire, c’est la nécessité d’une expertise indépendante".
Au niveau de l’Afssa ou de l’agence européenne de sécurité des aliments (EFSA), "ces deux organismes ont toujours pris position en faveur des industriels sur la question des OGM. A aucun moment, ils n’ont émis de doute", a-t-il fait remarquer.
"Il faut changer le mode de fonctionnement de ces organismes pour les rendre indépendants, pour qu’il y ait une véritable expertise indépendante et qu’on ne soit pas à la solde des intérêts économiques", a-t-il dit.
L’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), qui estime que le maïs OGM de Monsanto ne présente pas de danger pour la santé humaine, est un avis "politique, pas scientifique", a estimé jeudi France nature environnement (FNE).
"L’avis de l’Afssa est un avis politique, ce n’est pas un avis scientifique", a déclaré à l’AFP Arnaud Gossement, porte-parole de la fédération FNE.
"D’un point de vue scientifique, ce que l’on peut dire aujourd’hui, c’est qu’on est un dans un contexte d’incertitude : il y a des controverses entre experts, il y des doutes, il y a des connaissances fragmentaires", a-t-il ajouté.
"Tant qu’on n’a pas la preuve d’absence de risque sanitaire, environnemental etc., il faut appliquer le principe de précaution", a-t-il précisé.
C’est au nom du principe de précaution que le gouvernement français avait interdit début 2008 la culture de cette semence transgénique et déclenché auprès de l’Union européenne la clause de sauvegarde, suivant ainsi l’avis de la Haute autorité provisoire sur les OGM.
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