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CONFERENCE DE PRESSE DU 5 FEVRIER 2009

Présentée au nom de la fédération

Par Alain BOLLA secrétaire départemental

 

Enorme disent certain, historique disent d’autres, le 29 janvier dans la grève et les manifestations a marqué le paysage social et politique en France et en Europe.

 

Mécontentement, insatisfaction colère et exigences de profonds changements étaient bien au rendez-vous.

Tous les clignotants sont aux rouges et face à la gravité des difficultés de la conjoncture, avec les récessions de la croissance qui se généralisent dans le monde, et la remontée très sensible du chômage, il est indispensable de faire du neuf et tout de suite !

 

L’exceptionnelle mobilisation du 29 janvier soutenue par 70 % de la population est une donnée politique que personne ne peut ignorer, c’est pourquoi le président de la république interviendra de nouveau ce soir pour expliquer ses 1000 chantiers qui sur le fond ne modifieront pas le vécu des citoyens bien au contraire ils participeront à les aggraver.

 

Dire aussi que ce 29 janvier n’arrive pas comme un coup de tonnerre dans un ciel serein !

Depuis près de deux ans les mobilisations montaient crescendo notamment sur les questions des salaires et des services publics.

 

Et c’était la même situation en Allemagne, en Italie, en Grèce, ou en Roumanie. Il y a donc bien des relations de causes à effets entre les politiques menées dans chacun des pays et les mécontentements qui s’expriment.

 

Les fils conducteurs sont bien ceux du pacte de stabilité et du dogme de la baisse du coût du travail que nous retrouvons partout.

 

Après ce 29 janvier 61 % des français se disent prêts à continuer, déjà dans les facs la grève se poursuit et dans la recherche et la culture des dispositions se prennent en ce sens.

 

C’est bien une lame de fond tel un tsunami qui est entrain de grossir chaque jour, les syndicats se réuniront le 9 pour examiner les suites après l’intervention de N. SARKOZY.

 

Mais déjà les annonces faites par le premier ministre Fillon qui exclu toute inflexion de sa politique réactionnaire laissent présager des situations dramatique et mais aussi des explosions de colère face à un avenir perçu comme complètement bouché.

 

Les états d’esprits notamment chez les salariés sont à la recherche de nouvelles réactions de masse très rapidement et ils ont raison !!

 

Car au fond l’annonce des 1000 chantiers s’intégrant dans le plan de relance Sarkozy  n’a pour seul objectif que de tenter de juguler les mécontentements pour faire passer la pilule d’un plan de relance pour les actionnaires.

 

Car le plan SARKOZY est bien cela !

  • Octobre 2008 : Plan de sauvetage des banques : 360 milliards d’euros mis sur la table en France et 1700 en Europe.
  • Décembre 2008 : Au nom de la relance économique : encore 200 milliards d’Euros
  • Février 2008 : Une nouvelle rallonge est prévue Mais toujours rien pour les salaires et le pouvoir d’achat des ménages, Sarkozy ayant balayé l’idée de relance économique par la consommation des ménages.

 

Or, les importations ne représentent que 7 % des 1000 milliards d’euros de la consommation des ménages.

 

Et quand par exemple le PDG de PSA demande une mobilisation massive de fonds publics pour voler au secours des PME que par ailleurs il étrangle en tant que donneur d’ordre, il transfère ses responsabilités économiques et sociales sur le contribuable tout en protégeant ses propres capacités financières de groupe privé.

 

Et c’est de même acabit pour les banques et d’autres grands groupes de l’automobile, du bâtiment, ou autre.

 C’est tout simplement indécent et c’est ce qui est au cœur de l’affrontement de classe dans la société

Alors que le chômage progresse très vite, les mesures lourdes prises pour sauver les banques et les dispositifs institutionnels pour en surveiller la réalisation s’inscrivent dans la seule démarche de refondation ou de moralisation du capitalisme prônée par le chef de l’état.

 

Les mesures ne changent en rien les critères et la sélectivité pro-placements financiers au nom de la rentabilité se traduisant par des mesures anti emploi et anti croissance réelle.

 

Ces dispositifs complètent deux décisions prises antérieurement :

L’exonération de la taxe professionnelle pour les investissements réalisés entre 2008 et 2010 et la création d’un fond d’investissement stratégique doté par la caisse des dépôts et de consignation et l’état.

 

Ces indications montrent que l’affichage officiel du soutient à l’investissement cache, en réalité un soutien prioritaire à la profitabilité des capitaux.

 

D’ailleurs ce n’est pas la crise pour tout le monde car les entreprises du CAC 40 ont réalisé 98 milliards de profits en 2008 et les experts prédisent une année 2009 qui tournerait autour de 90 milliards.

 

Les mille projets ne sont en fait que l’accélération de programme déjà engagés ils se caractérisent par beaucoup de volontarisme affiché sur l’investissement public, de nouveaux cadeaux multiples aux entreprises, des miettes pour les plus défavorisés.

 

Une partie non négligeable des financements de ces projets seraient assurée par les collectivités territoriales et donc par de nouvelles ponctions sur le pouvoir d’achat des familles ou l’abandon d’autres programmes.

 

Mais c’est surtout sur l’emploi, les qualifications et les salaires que la déconvenue risque d’être la plus forte, puisqu’en l’état aucun objectif quantifié accompagne ces projets.

En réalité chacun sait combien les investissements d’infrastructures peuvent entraîner une précarité accrue de l’emploi et des gâchis de moyens si au bout du compte ce sont les critères de rentabilité financière qui prédominent.

 

D’ailleurs l’annonce n’a-t-elle pas été faite que toutes les nouvelles embauches réalisée en 2009 seraient assorties d’exonérations de cotisations patronales pour les entreprises de moins de 100 salariés et dans la limite du SMIC.

 

Cette mesure tant de fois expérimentés, sans jamais répondre aux exigences d’une véritable politique de l’emploi, qui coûtera 700 millions d’euros et fragilisera le système solidaire de protection sociale, renforcera la pression à la baisse des salaires par une accentuation de la mise en concurrence des salariés.

Elle permettra d’étendre la précarité de l’emploi et donc de la vie, tandis que les profits supplémentaires qu’elle rendra disponible iront surtout vers les placements financiers, les exportations de capitaux, les paiements d’intérêts et de dividendes.

 

Accompagnant cela, Sarkozy entend distribuer des miettes aux plus défavorisés avec notamment le RSA arme fatale contre les chômeurs, mais aussi l’extension des contrats de transition professionnelle qui participeront à étendre la précarité.

C’est la philosophie de la baisse du coût du travail qui depuis environ 25 ans gangrène notre société qui est mis en avant par SARKOZY pour soit disant permettre de régler la situation et il en appelle à la solidarité nationale pour se serrer encore plus la ceinture !

 

C’est insupportable !!

Notre région, notre département déjà sinistrés en terme d’emploi, de logement, de précarité vont être plongés dans un processus massif de paupérisation et de transfert des solidarités nationale vers le secteur associatif et les collectivités territoriales.

 

Les récentes notes de l’INSEE et de conjoncture régionale confirment cette situation indiquant aussi que notre région serait frappée par une destruction massive d’emploi avec un ou deux trimestres de retard.

 

C’est dire que le pire est à venir !!

 

La crise ne tombe pas du ciel, c’est celle du système capitaliste dont le respect persistant de ses critères fondamentaux entraîne des insuffisances et des contradictions cruciales qui vont rajouter de la difficulté dans la gravité de la situation vécue par un nombre grandissant de personnes.

 

Dans ces conditions, et face aux difficultés sociales immédiates et avenir, la fédération du Var du parti communiste Français appelle à la résistance immédiate partout et considère qu’il est urgent que monte en puissance l’intervention populaire pour une politique alternative utilisant l’agent pour l’économie réelle et la vie !

 

C’est le sens de la campagne La Bourse ou la Vie ! Que les communistes ont lancée dès le mois de juin 2007 et qui se poursuit avec des diffusions massives aux portes des entreprise, sur les marché, dans les quartier en cohérence départementale et nationale, comme nous l’avons fait les 21 ;22 ;23 et 24 janvier dernier.

 

Pour changer la vie en France et en Europe Le parti communiste français a des propositions alternatives immédiates dans un plan d’urgence.

Première Urgence :

Sécuriser l’emploi et la formation développant des solidarités et instituer de nouveaux pouvoirs d’interventions pour les salariés à contrario des mises en concurrences.

 

Deuxième Urgence :

Relever fortement le pouvoir d’achat populaire et donc la consommation.

Cela concerne le relèvement du SMIC, des salaires, des retraites, des minimas sociaux.

Mais cela renvoie aussi à la baisse de la TVA dans un premier temps sur les produits de première nécessité.

C’est aussi l’exigence d’une conférence nationale sur la revalorisation des salaires, du pouvoir d’achat, des qualifications renvoyant à la question de la formation.

 

 Troisième Urgence :

La relance de l’investissement et l’investissement public en premier lieu avec l’ensemble des dépenses publiques et sociales.

C’est aussi non seulement l’annulation des suppressions d’emploi publics et du rationnement des services publics, mais au contraire leur développement, leur démocratisation.

C’est enfin l’abandon du pacte de stabilité européen et la négociation d’un pacte Européen pour l’emploi et la croissance.

Cela vise des plans ambitieux pour les transports, la recherche, le logement social, ainsi que des aides exceptionnelles pour les collectivités territoriales.

C’est l’annulation du paquet fiscal de 2007.

 

Quatrième Urgence :

Le contrôle et la réorientation de l’argent public avec la constitution d’un pôle public du crédit et des nouveaux critères d’affectation.

Mais aussi en conséquence de fonds régionaux pour un véritable service public national de l’emploi et de la formation.

C’est aussi la refondation des missions du rôle de la banque centrale Européenne.

 

C’est à partir de ces urgences, qui s’inscrivent dans des propositions plus larges, et en appui de la montée des luttes que les communistes varois sont déterminés à travailler à l’émergence de rassemblements populaires sur des contenus de transformations radicales pour changer la vie.

 

Nous vous informons que nous avons pris l’initiative d’une lettre ouverte au préfet du var que vous avez par ailleurs, le plaçant en responsabilité sur la situation du département et ses évolutions.

 

C’est à partir de l’ensemble de ces éléments qu’il convient d’aborder les élections Européennes, comme un moment important de l’expression des exigences de transformations radicales et de l’expression des rapports des forces politiques en France et en Europe.

La transformation fondamentale de l’Europe libérale étant au cœur du processus permettant de sortir de la crise.

Le parti communiste Français a pris à chaque étape de la construction de cette Europe qui échappe aux peuples, une part importante dans le combat pour sa transformation.

Chacun(e) peut se rappeler les campagnes menées contre le traité de Maastricht, le projet de traité constitutionnel ou encore le traité de Lisbonne.

 

Ne pas se réapproprier les leviers permettant de transformer l’Europe c’est à coup sur accepter l’enfoncement dans la crise du système capitaliste.

C’est à partir de notre volonté de rassembler sur des contenus transformateurs, toutes les victimes du capitalisme, que nous nous donnons l’ambition de faire progresser l’influence du parti communiste français, en France et en Europe.

 

Tirant les enseignements des expériences du passé.

 

Ni accord de sommet sur des contenus à minima, ni négociations de place, il s’agit de faire monter en puissance l’expression de la volonté populaire de changement fondamental de cette Europe là.

Mais il s’agit aussi qu’il y ait au parlement Européen  plus d’élus communistes pour permettre de peser plus sur des choix fondamentaux.

 

C’est dans cette démarche de réponse aux urgences tout en travaillant à la transformation de la société et pour être utile au peuple que le parti communiste Français a proposé l’idée d’un large front progressiste à gauche pour changer d’Europe.

 

Le résultat des Européennes dépendra pour une large part de l’engagement des communistes dans la campagne.

C’est avec la volonté d’être lisible sur les contenus, visible dans le déploiement, rassembleur pour être utile que la fédération du Var du parti communiste Français s’engage résolument dans ces élections.


Et  c’est en cohérence avec la démarche de la fédération que notre section de Toulon organise ce Mardi 10 février à 18 00 à la salle de la méditerranée une rencontre pour le débat et pour l’action avec la présence d’Yves DIMICOLI membre de l’exécutif national de PCF et responsable des questions économiques.

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Tag(s) : #Politique
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