Le Parti Communiste Français lance son offensive anticrise !

PCF. Réuni pour la première fois, hier, le Conseil national élu au congrès s’est doté d’un exécutif et a décidé d’une campagne nationale de propositions contre la
crise.
Le nouveau Conseil national du PCF élu au congrès de décembre s’est réuni pour la première fois, hier, au siège de la place du Colonel-Fabien, à Paris. Une séance un peu exceptionnelle par son ordre du jour, le Conseil national ayant pour tâche d’élire sa direction exécutive, mais surtout par son invitée, Hind Khoury, déléguée générale de la Palestine en France, avec qui a été inaugurée une banderole géante sur la façade de l’immeuble du PCF proclamant « Halte à la guerre ».
Mais le Conseil national avait surtout pour tâche de mettre en oeuvre la « feuille de route » du Congrès, a exposé Patrice Bessac dans son rapport introductif. Premier axe de travail : « la crise, les urgences sociales et les ripostes politiques ». « Face à cette crise globale du capitalisme, notre parti est face à de grandes responsabilités », a-t-il dit. Si la priorité reste d’« être de toutes les luttes », il « nous faut aussi hausser le ton sur les nécessaires choix politiques alternatifs », a expliqué Patrice Bessac, avant de proposer de « mettre en débat partout dans le pays dans les semaines qui viennent six grandes séries de propositions » pour « un véritable plan de bataille contre la crise et ses conséquences ». Des grands axes qui devraient être rendus publics, lors d’une conférence de presse, lundi et « populariser ensuite au cours de trois grandes journées nationales de mobilisation des communistes les 22, 23 et 24 janvier », avec pour objectif d’être « présent sur tous les grands sites de production », parfois par des « initiatives spectaculaires, notamment dans les sites les plus durement touchés ».
Les propositions du PCF s’organisent en premier lieu autour de « la sécurisation et la mise sous protection des salaires et de l’emploi », avec notamment « la suspension immédiate de tous les projets de suppressions d’emplois » et « la mise à contribution des profits dans l’esprit de la proposition de loi Bocquet » déposée récemment. « La seconde urgence est celle d’un plan de relance massive des salaires et du pouvoir d’achat populaire », qui passe notamment par « le relèvement immédiat du SMIC, des traitements de la fonction publique, du minimum vieillesse et des minimas sociaux ». Les autres urgences se déclinent en « une relance massive des investissements publics, des dépenses publiques et sociales », celle d’ « un plan d’aide exceptionnelle aux collectivités locales », une « relance forte de l’activité et industrielle et de services » et « la mobilisation, la réorientation et le contrôle du crédit bancaire ».
Deuxième grand chantier issu du congrès, celui de « la mise en oeuvre du choix majoritaire des communistes,
celui du Parti communiste français et de sa transformation ». « Notre congrès a donné au Conseil national une responsabilité : passer du stade de la critique de nos difficultés
actuelles » à celui de « faire aux communistes des propositions concrètes », a rappelé Patrice Bessac. Une commission a été créée qui sera chargée de les formuler, sous la
responsabilité du Conseil national, comme l’ont décidé les congressistes. Composée de vingt membres issus ou non du Conseil national, elle devra remettre un premier bilan lors de la prochaine
assemblée annuelle des animateurs de section.
Sébastien Crépel
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