Les suppressions nettes d'emplois du mois de décembre sont conformes aux prévisions des analystes, qui tablaient sur 525.000 postes détruits. Le taux de chômage qui en résulte est néanmoins supérieur à leurs attentes (7,0%). Le ministère a revu en forte hausse le nombre d'emplois perdus en novembre, à 584.000 (au lieu des 533.000 initialement annoncés).


Avec 273.000 emplois supprimés en décembre, le secteur des services, qui représente plus de 80% des emplois américains, a compté pour plus de la moitié des postes perdus en décembre. L'industrie a perdu de son côté 251.000 empois.

Les pertes d'emplois ont touché pratiquement tous les secteurs d'activité, à l'exception notable de celui de la santé, qui a contribué à créer 32.000 emplois nets en décembre, et 372.000 depuis le début de l'année.


"La situation est très grave. Elle se détériore et cela exige de prendre d'urgence des mesures immédiates", a réagi Barack Obama lors d'une conférence de presse. Le président élu
a plaidé pour son plan de relance de l'économie qui pourrait dépasser la somme phénoménale de 775 milliards de dollars.
 

Depuis le début officiel de la récession aux Etats-Unis, en décembre 2007, le taux de chômage américain a monté de 2,2 points de pourcentage.

Le nombre des chômeurs aux Etats-Unis atteint désormais 11,1 millions, selon le décompte officiel du ministère. Selon lui, le nombre de chômeurs de longue durée (27 semaines ou plus) a doublé au cours de l'année 2008, pour concerner 2,6 millions de personnes. Le nombre de personnes travaillant à temps partiel contre leur gré du fait de la conjoncture économique a également fortement augmenté, passant à 8,0 millions, soit une hausse de 3,4 millions sur l'année.