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Les hôpitaux de Gaza se remplissent, principalement avec des civils !


"GAZA - Un missile a atteint la maison de son oncle, qui était faite de béton, la famille Basal avait pensé être plus en sécurité là que dans leur petite habitation légère.

Fida Basal, 20 ans, n’était pas là quand le missile a atteint sa cible Dimanche, le lendemain de l’invasion terrestre de Gaza par Israël. Mais sa petite sœur, Hanin,âgée de 18 ans, y était, elle.

Fida a trouvé Hanin à l’hôpital Shifa à Gaza City. Une des jambes de Hanin, lui dit on, avait du être amputée.

"Je veux qu’on lui rende sa jambe maintenant !" cria Fida devant sa mère, lui reprochant de les avoir fait déménager dans cet immeuble de béton. "Dieu n’a aucune pitié ! Il faut sa jambe maintenant !".

Son oncle a perdu ses deux jambes, lui.

Une autre femme a trouvé le corps de sa fille de 17 ans à la morgue de Shifa. "Que Dieu extermine le Hamas" a t elle crié, un son peu répandu ces jours. Dans ce conflit, de nombreux Palestiniens font l’éloge des résistants du Hamas, mais Israël soutient que ce groupe a délibérément mis en danger les civils en combattant dans les zones et aux abords des zones très peuplées.

La scène de Samedi à l’hôpital, une image horrible et singulière de la violence qui règne partout ici, était à la fois déchirante et déconcertante.

Il y a une semaine, quand Israël commença son attaque aérienne, une centaine de militants du Hamas furent envoyés à l’hôpital. Pourtant, Dimanche, quand les troupes israéliennes envahirent Gaza et que les batailles au sol avec le Hamas commencèrent, on n’en vit plus aucun.

Les victimes de Shifa Dimanche, 18 morts, disent les autorités de l’hôpital, parmi les 30 recensées autour de Gaza, étaient des femmes , des enfants, des hommes qui étaient avec des enfants. Un chirurgien raconta qu’il avait procédé à 5 amputations.

"Je ne sais pas quel type d’arme Israël utilise" dit un infirmier, Ziad Abd al Jawwad, 41 ans, qui travaille 24h/24 sans discontinuer. "Il y a tellement d’amputations".

"C’est tellement dur quand on doit le faire à des femmes" dit-il, ajoutant d’un air grave que même la guerre dévastatrice de 1967 fut terminée en 6 jours.

Depuis 9 jours maintenant, les médecins se battent pour garder Shifa en état de marche dans les circonstances les plus extrêmes. Les travailleurs sanitaires lavent constamment le sang par terre à grande eau, pendant que des officiers de sécurité du Hamas montent la garde. Mais les maigres ressources sont sur le point de manquer et une puanteur horrible flotte dans l’air.

Le Dr Mads Gilbert, un norvégien qui a été autorisé à rester à Gaza la semaine dernière pour assurer une aide médicale d’urgence et qui a travaillé dans de nombreuses zones de conflits, dit que la situation est une des pires qu’il ait jamais vues.

L’hôpital manque de tout : monitorings, anesthésiants, équipements chirurgicaux, chauffages, pièces de rechange...

Oved Yehezkel, le secrétaire du cabinet Israélien, a déclaré Dimanche que selon les informations dont ils diposaient "il n’y avait pas de crise sanitaire à Gaza".

Beaucoup ici contestent cela. Les lignes électriques tombées, la plupart de Gaza n’a plus d’électricité. Et il y a des coupures du gaz de cuisine.

Le gouvernement israélien dit qu’il a autorisé 10.000 tonnes d’aide humanitaire essentielle, principalement de la nourriture et des médicaments, a être apportés à Gaza la semaine passée, même quand le Hamas a lancé ses roquettes contre les principales villes israéliennes du Sud.

Parmi les dons, environ 2000 unités de sang de Jordanie, 5 ambulances de Turquie et 5 transférées par le croissant rouge Palestinien de Cisjordanie.

Dans les derniers jours, la plupart des blessés arrivés à Shifa sont des civils. Dimanche, il n’y avait aucune trace des douzaines de combattants du Hamas que les militaires israéliens disent avoir touchés dans les derniers coups de feu échangés. La raison exacte n’est pas claire. Beaucoup d’ambulanciers refusent d’aller sur le champ de bataille. Il est aussi possible que Hamas et forces israéliennes combattent à des distances moins léthales. Et il est difficile de savoir si les combattants ont été envoyés à d’autres hôpitaux.

Mais à Shifa, la plupart des hommes blessés ou tués semblent avoir été touchés avec leurs familles près de leurs maisons ou sur les routes. 2 jeunes cousins et un enfant de 5 ans d’une autre famile ont été tués par un éclat d’obus alors qu’ils jouaient sur le toit plat de leurs immeubles.

Une femme est arrivée à l’hôpital avec sa fille, une jeune fille de 15 ans, qui a été blessée par un éclat d’obus, a dit que les soldats avaient pris leur maison à Beit Lahiya, et ont détenu les hommes, qui ont pourtant dit être fermiers. La famille dit que la jeune fille fut blessée quand les forces israéliennes firent feu sur les plafonds de leur maison.

Auteur : Taghreed El-Khodary, GAZA Published : January 5, 2009 International Herald Tribune

TRADUCTION : La Louve.

Source en anglais International Herald Tribune

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Bellaciao
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Tag(s) : #Monde
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