Accompagné de ses fidèles adjoints, Sylvie Massimi et Richard Gynesy, Claude Gilardo apparaît serein en ce début d'année.
L'arrivée de Gilles Desnoix, le nouveau directeur des services, n'y est pas étrangère. Certes, le service minimum d'accueil dans les écoles a laissé des traces « même si j'étais heureux de ne
pas être seul à penser ainsi lors du congrès des maires » ; le pont sur le Caramy a mobilisé de l'énergie pour un premier dossier brûlant et les inondations de la fin d'année ont ajouté à la
fatigue. Mais place, désormais, à 2009 et aux chantiers qui permettront à la commune de se développer.
Quels seront les dossiers majeurs de 2009
?
« Ils sont de trois ordres. Départemental, intercommunal (*) et local. Le conseil général va nous permettre de créer deux giratoires qui amélioreront la circulation. Le premier à la hauteur de
La Laouve et le second au niveau de l'hôtel Ibis. Mais le plus important est l'étude que nous lançons pour la création d'une salle de sport au collège Paul-Cézanne ».
Enfin...
" Oui, enfin. Nous mettons à la disposition du département un terrain qui convient à tout le monde. Je
rappelle que notre prédécesseur avait jugé le précédent terrain inexploitable. Nous avons pris sept ans de retard. Le complexe sportif devrait être le même que celui de Jean-Moulin
».
Vous aviez évoqué un réaménagement des transports avec le Conseil
général.
« C'est exact et nous souhaitons offrir la possibilité aux personnes travaillant sur Nicopolis de se déplacer en transport en commun. Pour cela, nous avons demandé à l'association des usagers
de réaliser une étude faisant état des besoins afin d'établir des navettes en fonction. Mais ce n'est pas tout puisque nous recevons ce mercredi un haut responsable du service transports du
département. Nous examinerons ensemble les possibilités de transport scolaire entre les quartiers des Censiés, du Pin et le centre-ville ».
Sur un plan intra-muros, que souhaitez-vous développer rapidement ?
« Incontestablement, nous devons dresser un bilan de l'Opération amélioration de l'habitat qui se termine en 2009. En avril, nous devrions être en possession de ce document. Cela nous permettra
de relancer une nouvelle OPAH, d'offrir un nouveau visage à cette vieille ville et éviter que la paupérisation croisse. Notre objectif est de retrouver la mixité sociale d'antan. Mais nous
devons nous adapter aux différents types de propriétaires et, à ce titre, nous désirons nous doter de l'outil le plus performant possible même si l'OPAH de Brignoles est une des plus globales
de la région PACA ».
Comptez-vous relancer l'artisanat dans cet espace ?
« Tout à fait et c'est pour cela que nous procéderons à l'acquisition de certaines remises. Il est anormal que ce quartier de la ville ne compte qu'un commerce, la boulangerie à qui nous tenons
à donner un coup de chapeau pour sa ténacité ».
Dans le même registre, la requalification de la place Saint-Pierre serait opportune.
« Elle entre dans le cadre de l'opération que nous comptons mener avec le pôle Liberté. Ce projet nous tient à coeur et
s'étend de la gare des cars jusqu'au cimetière. C'est en quelque sorte l'extension du centre-ville. Il faut sortir Brignoles de son enfermement. L'année 2009 sera consacrée aux études, le
premier coup de pioche pourrait être donné en 2010. Entre un espace culturel en ce lieu et un aménagement de l'espace au Vabre consacré à l'épanouissement de notre jeunesse, nous devrions
offrir un réel équilibre à la population.
C'est en fait une ébauche du futur plan local d'urbanisme. Quelle est son échéance ?
Il nous faut encore une bonne année de réflexion pour disposer d'un document qui soit en adéquation avec les attentes des Brignolais et surtout en osmose avec le Schéma de cohérence
territoriale de La Provence verte ».
En matière d'aménagement, quelles sont vos intentions à propos du quartier de Paris ?
« Dans un premier temps, nous allons démolir les bâtiments existants du côté de La Fenouillette puis nous lancerons une étude afin de réaliser une ZAC où nous comptons implanter 180 logements
dont la moitié serait sociaux. Par la suite, au Sud de cette zone, notre projet est de construire une école et la cuisine centrale ».
Depuis votre arrivée à l'hôtel de ville, émettez-vous un regret ?
« Oui. Celui que toutes les municipalités précédentes, je dis bien toutes, n'aient pas su entretenir le patrimoine de la ville. On s'aperçoit aujourd'hui que nous sommes en possession d'un
important bâti mais qui est en ruine. C'est le cas du Palais de justice et nous ne voulons pas perdre le tribunal d'instance après celui du commerce ; de la maison Jean Pey, du garage Brun, de
l'ancienne école Jeanne d'Arc dans la rue des Lanciers ou encore de la maison Gas que nous comptons réhabiliter pour offrir des conditions de travail décentes aux employés municipaux. C'est
pour ces raisons que nous avons demandé à nos services de dresser un état des lieux du patrimoine brignolais. Nous ferons ensuite un programme pluriannuel de réfection.
(*) Ce dossier concerne la zone d'activités de Nicopolis sur lequel nous reviendrons dans une prochaine édition.
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