L’invité de la semaine
William Guyard, étudiant en IUT à Toulouse :
"Ce qui fait notre force" !
Actuellement en deuxième année à l’institut universitaire technologique (IUT) de mesures physiques, sur le site
Paul-Sabatier à Toulouse, je veux d’abord vous présenter l’enseignement des IUT.
Pour moi, le diplôme DUT, décerné à la fin des deux années d’IUT, représente aujourd’hui un intermédiaire entre les diplômes purement universitaires et les « prépas ». C’est une des
principales raisons qui m’ont poussé à intégrer cette formation, comme beaucoup d’autres étudiants autour de moi. Le DUT offre
en effet de multiples possibilités d’orientation.
Après un DUT on peut, en premier lieu, entrer directement dans la vie active, car c’est avant
tout une formation technologique de qualité reconnue par les entreprises. L’insertion professionnelle est facilitée par ce que l’on appelle « le réseau des IUT », qui s’est mis en place au fil de plus de quarante ans d’existence et qui
constitue une étroite relation entre les entreprises et le DUT.
En second lieu, il existe des formations de spécialisation après les deux années de DUT. Les licences
professionnelles permettent ainsi une poursuite d’études sur un an visant à faciliter l’insertion professionnelle.
Les étudiants des IUT peuvent également intégrer des écoles supérieures, telles que des écoles d’ingénieurs. Il est d’ailleurs dit que dans les écoles, nous ne sommes pas spécialement
désavantagés par rapport aux prépas, qui ont cependant un enseignement théorique nettement plus approfondi que le nôtre. A contrario, à l’IUT nous avons quasiment toute l’année plus de dix
heures de travaux pratiques hebdomadaires, et c’est d’ailleurs ce qui fait notre force dans les études supérieures comme dans la vie professionnelle.
Enfin, il existe un grand nombre de passerelles permettant l’insertion des étudiants en IUT vers le système universitaire LMD (licence, master, doctorat).
En outre, nous comptons environ 30 % d’élèves boursiers, contre une moyenne de 10 % dans les autres
formations (on parle d’« ascenseur social »), je pense que c’est important de le noter, de la même manière qu’il est important de noter les 75 % de réussite d’obtention du DUT,
en regard des 60 % d’échec dans une formation licence 1, licence 2 classique.
Tout cela, que ce soit le réseau des IUT, la qualité de l’enseignement pratique comme théorique, les licences professionnelles et de manière plus générale la reconnaissance du diplôme, se voit
grandement mis en danger par les décrets nous concernant dans la loi dite
de responsabilité des universités (LRU) !
La suite demain !
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