Actus humanite.fr 22-10-2008
Nicolas Sarkozy se veut le sauveur du capitalisme
En affirmant que "l’idéologie de la dictature des marchés est morte", le président Nicolas Sarkozy ajoute que "tout concourt à ce que nous nous interrogions sur la redéfinition du rôle de l’Etat dans l’économie", dit-il encore. Un discours critique du système qu’il entend toutefois sauver.
Le président Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi que "désormais, il y aura davantage de politique parce que l’idéologie de la dictature des marchés et de l’impuissance publique est morte avec la crise financière".
Pour Nicolas Sarkozy, la crise est "mondiale", "structurelle", et "n’est pas une parenthèse qui sera bientôt refermée". "C’est une révolution intellectuelle et morale qui est en train de s’opérer et qui va continuer". Pour autant, les solutions esquissées lors du discours en Haute-Savoie ne dérogent pas à la langue libérale. Travailler plus et plus longtemps, moins de fonctionnaires, "on ne pourra pas après cette crise continuer de gouverner le monde avec les outils, les institutions, les idées du passé"", a-t-il déclaré.
Selon lui, "cette crise marquera sans doute pour l’histoire le commencement véritable du XXIème siècle".
Entre deux déplacements à l’étranger pour promouvoir un sommet international sur la crise, qui a été fixé au 15 novembre, le chef de l’Etat a annoncé des mesures qui devraient notamment concerner les PME et les secteurs les plus touchés par la crise, comme l’automobile.
Ll a ainsi annoncé la création d’un "fonds stratégique d’investissement" qui "soutiendra les activités novatrices et trouvera ses financements en empruntant sur les marchés et en faisant des plus-values". La Caisse des dépôts et des consignations assurera la gestion de ce fonds. Par ailleurs, il compte exonérer de taxe professionnelle pour les nouveaux investissements, mesure qui n’aura pas d’impact budgétaire avant 2011.
Pour autant, Nicolas Sarkozy "n’annoncera pas de plan emploi en tant que tel", avait-on souligné auparavant à l’Elysée alors que le secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, Laurent Wauquiez, évoquait la semaine dernière encore un "plan emploi en trois volets".
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