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Entretien avec Claude Gilardo













Après six mois de mandat, le maire fait le point sue les chantiers engagés.

 

Vous êtes maire de Brignoles depuis un peu plus de six mois, ce qui est relativement récent. Mais vous entretenez avec cette commune une histoire de longue date. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

 

Claude Gilardo : « Retraité de l’EDF depuis 1995, j’ai tout d’abord commencé à militer au syndicat CGT de mon entreprise, puis au Parti Communiste depuis 1971. Elu pour la

première fois en 1977 à la mairie de Brignoles, j’ai été réélu en 1983, en 1989, et je suis devenu premier adjoint en 1995 dans la municipalité Monnier. J’ai ensuite été élu en 1998 conseiller général, réélu en 2004. Entre-temps, il y a eu la défaite aux municipales de 2001. Né à Brignoles en 1935, j’entretiens avec cette ville une véritable passion. C’est l’une des raisons, pour ne pas dire la plus importante, qui fait que je continue à militer ».

 

Quel a été le premier dossier sur lequel vous vous êtes penché en tant que premier magistrat ?

 

C.G. : « Le pont. C’est en effet le premier dossier que j’ai pris en mains, avec mon équipe, en arrivant à la mairie. C’était un dossier mal ficelé : pas d’étude d’opportunité;

pas d’intégration dans un projet global …. Après avoir passé commande à l’entreprise pour exécution, l’ancienne municipalité s’est vue contrainte d’arrêter le chantier à la suite de la décision du tribunal administratif. Cette décision a eu pour conséquence d’occasionner des frais importants dus à l’entreprise ».

 

Après une parenthèse de six ans de gestion de droite, avez-vous eu de mauvaises surprises ? Allez-vous mettre un terme à certaines opérations engagées par votre prédécesseur ?

 

C.G. : « De nombreux projets ont dû être réexaminés. C’est notamment le cas de la cuisine centrale pour les écoles, construction qui a été prévue en un lieu limitant le nombre de repas. Elle devra être construite ailleurs, et la cuisine existante sera provisoirement remise aux normes de sécurité, service vétérinaire oblige. Nous avons également constaté que le bâtiment des Ursulines, qui abrite les associations, est en très mauvais état. Nous attendons pour l’heure les conclusions d’une étude qui nous dira si ce lieu est susceptible ou non d’être ouvert au public ».

 

Quels sont les principaux chantiers de ce mandat ?

 

C.G : « Le centre culturel sur le pôle Liberté, à l’ancien collège Liberté ; la cuisine centrale au quartier  de Paris, quartier qui abrite entre autres entre  autres la communauté de communes; les équipements sportifs au quartier du Vabre. Les berges du Carami seront rapidement rendues plus agréables à fréquenter. Nous engagerons en outre la réfection des chemins dans de nombreux quartiers de nos communes, ainsi que celle de chaussées en centre-ville. La maison Champey sera quant à elle réhabilitée lorsque toutes les démarches administratives seront achevées. On peut enfin citer la construction d’une école de dix classes au quartier La Tour ».

 

Vous êtes l’un des rares maires communistes du département. Quel est votre sentiment à cet égard ?

 

C.G. : Je suis le maire de tous les Brignolais et les citoyens m’ont élu en toute connaissance de  cause, dans la clarté, à la tête d’une liste divers gauche ».    

 

Maire de Brignoles, conseiller général, mais aussi président de la communauté de communes … cela fait beaucoup. De quelle manière articulez-vous ces différents mandats ? Sont-ils complémentaires les uns des autres ?   

 

C.G. : « Etant très bien entouré, ce qui m’a permis de déléguer de nombreuses tâches, je n’ai pour le moment aucune difficulté à assumer les missions et porter mon projet politique sur lequel je me suis engagé envers les brignolais ».


Entretien réalisé par AgnèsMassei 
Publié dans la Marseillaise du jeudi 9/10/08

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Tag(s) : #BRIGNOLES
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