Intervention de Jean-Marc Coppola
Secrétaire de la Fédération des Bouches du Rhône du Parti Communiste Français.
4 septembre 2008
Cher(e)s amis et cher(e)s camarades,
Je souhaite la bienvenue à chacune et chacun d’entre vous, dans les jardins de la Fédération.
Des locaux que nous avons acheté il y a 20 ans et je dois vous dire avec un brin de fierté, même si nous savons que nos efforts doivent se poursuivre, nous nous sommes acquittés le mois dernier de la dernière mensualité du prêt.
Avec une rénovation et une modernisation constantes depuis 10 ans grâce à l’engagement bénévole de camarades – je pense particulièrement à Patrick, Jean-Claude, Alain, Gérard et d’autres dont je salue l’efficacité – et grâce aux souscriptions, cotisations et indemnités, les communistes ont ici un lieu de rencontre, d’étude, de débat que nous voulons utiliser et ouvrir encore plus qu’actuellement.
Je tiens donc à vous remercier chaleureusement d’avoir répondu à notre invitation à cette soirée amicale, festive et bien entendu politique.
La période estivale, synonyme de repos, de vacances, de farniente ou de loisirs se termine pour beaucoup.
Cet été aura vu une moisson de médailles aux Jeux Olympiques en Chine.
Des Jeux très décriés avant leur commencement parce que les droits de l’Homme sont malmenés dans ce pays converti au capitalisme et dont les grands dirigeants de la planète ont fait un gigantesque lieu d’exploitation.
Nous savons malheureusement qu’il n’est pas besoin d’aller jusqu’en Chine pour trouver des droits de l’homme bafoués, mais j’y reviendrai.
Concernant le sport et la délégation française, permettez-moi d’exprimer une petite satisfaction : sur les 40 médailles obtenues, non seulement elles ne le sont pas dans les disciplines les plus médiatisées mais 17 ont été gagnées par des champions issus de notre Région.
Hasard ? Pas du tout ! Supériorité provençale, alpine, azuréenne ? Bien sûr que non (je dis cela parce que j’ai vu qu’en Italie certains faisaient un usage douteux de la répartition des breloques). Nous possédons simplement un Centre régional d’éducation populaire et sportif (un CREPS), établissement public d’Etat, qui forme des sportifs et des entraîneurs de haut niveau.
CREPS, dont le réseau national a été consolidé par Marie-George Buffet alors ministre de la Jeunesse et des Sports, et qui est aujourd’hui dans le collimateur du gouvernement qui veut réduire les moyens publics déjà faibles destinés à ces missions pour faire entrer encore plus le privé, la loi du marché et la Bourse dans le sport.
Ainsi ces Jeux devraient faire réfléchir sur la place du sport dans la société – opium du peuple ou moyen d’émancipation humaine –, un débat où il est clair que deux conceptions du sport s’affrontent : marchande et exclusivement source de profit pour certains ; source de plaisir, de rêves, fondée sur des fonctions éducatives et sociales pour les autres.
Comme dans d’autres domaines, je dirais ne laissons pas l’argent dicter sa loi au mouvement sportif et au monde associatif, comme le souhaitent Sarkozy et ses ministres Bachelot et Laporte.
En cette rentrée, après les annonces estivales de remise en cause de la loi SRU, de menace sur 6000 emplois à Renault, de dérive monarchique des institutions arrachée d’une seule petite voix, de démolition des 35 heures, de préconisations de 30 000 suppressions de postes d’ici 2009 dans la fonction publique, de hausses des prix - telle celle de GDF -, j’entends souvent dire autour de moi : « que va-t-il se passer ? ».
La question m’est posée, moins pour tenter de prédire l’avenir que pour sonder mon état d’esprit de responsable communiste et pour connaître notre état d’esprit.
C’est à cette question que je souhaite particulièrement répondre ce soir, ou du moins je souhaite partager avec vous des réflexions pour entamer des discussions, pour agir et sortir de la résignation face à ce qui peut apparaître comme fatal, impossible, insurmontable.
J’ai envie de dire c’est notre raison d’être de communistes de combattre avec des mots, des idées, des initiatives toutes les tentatives de renoncement à vivre mieux, à vivre décemment, à vivre libre.
Il nous faut le faire avec le cœur, et je reprends volontiers, les propos du poète et philosophe antillais Edouard Glissant, qui disait à l’université d’été de notre Parti à Vieux Boucau : « si les politiques étaient des poètes, ils répondraient mieux aux questions fondamentales auxquelles le monde est confronté. »
Il nous faut le faire en s’engageant dans la bataille des idées et avec l’objectif de rassembler les femmes et les hommes qui refusent de vivre tête baissée, culpabilisés, humiliés par les conséquences des politiques libérales.
Et après notre fameux : « ouvrez là ! », aujourd’hui poursuivons en aidant à lever la tête, synonyme de DIGNITE.
« Levez la tête ! » pour ne pas banaliser par exemple ce drame de la vie, de la souffrance humaine qui a poussé cette jeune mère de famille à tirer un trait sur sa vie, laissant deux orphelins, parce qu’elle allait être expulsée de son logement à Istres.
Désespérée par une situation financière dramatique, rongée par la misère, cette mère ne pouvait plus assumer la précarité et l’humiliation réservées à ses enfants. Qui est coupable de sa mort ?
Comment peut-on justifier qu’un tel drame puisse se dérouler au XXIème siècle dans un pays comme le notre ?
Combien de victimes faudra-t-il encore pour refuser l’inacceptable causé par des choix politiques qui tournent le dos à la solidarité ?
Sommes-nous si loin des émeutes de la faim qui ont secoué plusieurs pays dans le monde voici quelques mois ?
Pour nous cette misère et cette faim sont d’autant plus insupportables qu’elles coexistent avec la plus insolente des richesses, et je n’hésite pas à le dire : cette richesse, cette propriété là, c’est le vol. C’est ce que nous sommes allés dire devant le MEDEF 13 avant l’été en apposant une plaque portant la mention « compagnie mondiale des affameurs ». Nous ne nous résignerons pas !
Nous serons là pour aider à lever la tête, alors que Sarkozy veut culpabiliser et faire taire les revendications.
Regardez par exemple comment il utilise le RSA d’abord pour aider les patrons à multiplier les emplois précaires par le temps partiel contraint mais aussi pour lancer un message aux Français qu’il y a toujours plus malheureux que soi et qu’il serait indécent de désirer des conditions de vie meilleure.
Et pendant ce temps le CAC 40 enchaîne les performances jamaïcaines.
Et bien justement, nous sommes déterminés à agir sur la question du pouvoir d’achat – première préoccupation des familles, des travailleurs – et il y a une seule façon de le faire : une revalorisation générale des salaires, des pensions, des retraites et des minima sociaux.
Nous sommes déterminés à mener une grande campagne politique pour demander l’ouverture de négociations salariales, surtout quand on rapproche les salaires des profits qui explosent dans notre pays.
Etape de cette campagne sur laquelle nous nous engageons dans la durée : le samedi 26 septembre en organisant une grande marche à Paris mais qui prendra un caractère décentralisé, probablement à Marseille pour notre région, car l’objectif n’est pas de mobiliser seulement les militants, mais d’en faire une initiative populaire, large, réunissant les travailleurs, les retraités, les familles. Le 26 septembre, nous manifesterons pour le pouvoir d’achat.
L’objectif est de montrer la force du « tous ensemble » dans la rue, après l’avoir montré dans les pétitions et les cartes postales de cet été.
Nous voulons ouvrir le débat du possible sur ce sujet qui touche aux moyens de vivre, à la reconnaissance de la qualification, à la reconnaissance du travail vivant.
Nous voulons aider à lever les têtes pour combattre les inégalités et pour exiger une autre politique économique avec des financements basés sur une véritable taxation du capital et en remettant en cause les politiques libérales.
La taxation du capital ? Oh le vilain mot qui fait sursauter la droite et que Sarkozy veut vider de son contenu par un tour de passe-passe.
Mais alors, qui sommes-nous pour parler ainsi ? Qui suis-je ici, à cette tribune ? Un comédien qui descendra de l’estrade en s’étant payé de mots ? Qui sommes-nous, nous qui louons deux étages de notre siège national et dont on ne dit que cela dans les grands médias nationaux ?
Personne ne nous fera taire. Nous ne nous résignerons pas et nous allons pour notre peuple et avec lui réinventer l’avenir. Nous sommes une force considérable, nous sommes l’avenir de la gauche, nous sommes des semeurs d’espoirs et de possibles.
Et à propos de possible, je ne peux pas m’empêcher de citer un article de la semaine dernière, qui est paru dans un quotidien national à propos des congés payés.
Cet article citait un économiste, Jean Fourastié, qui dans les années 60 avec des planificateurs, avait remis un rapport à De Gaulle montrant que grâce aux progrès techniques, sur la base de l’automatisation et des gains de productivité, on irait vers les 3 mois de congés payés dans les années 85 - 90.
Aujourd’hui non seulement nous ne sommes pas à 3 mois de congés payés, mais la mode serait à travailler plus pour gagner plus, dit d’une autre manière : à se reposer moins pour gagner moins, à la remise en cause des RTT, alors que 70 ans plus tôt, la gauche appuyée par les travailleurs avait eu l’audace d’inventer les congés payés.
C’est cette audace qu’il nous faut retrouver, et nous nous fixons avec notre Congrès, l’ambition de placer notre parti, les femmes et les hommes qui y militent, dans une posture offensive et utile à atteindre de nombreux « possible ».
Utile au quotidien pour sortir de la misère, de la précarité, intellectuelles et matérielles.
Utiles à résister, utiles à riposter, utiles à donner de l’espoir.
Nous ne voulons pas nous lamenter en cette rentrée sur l’état de la gauche qui a du mal à faire perspective, qui a du mal à contrer la droite, nous en faisons le constat. Nous voulons sortir du faux choix de ce que l’on voudrait nous présenter comme deux gauches mais qui sont deux gauches sans projet.
Nous ne nous contentons pas d’appeler au dépassement de la crise à gauche, au dépassement de nos divergences, nous nous adressons aux autres forces pour débattre du contenu d’une politique véritablement à gauche, des conditions du rassemblement pour être majoritaire, mais nous n’attendons pas que la fumée blanche sorte des réunions au sommet comme celle qui s’est tenue hier à Paris.
Nous prenons des initiatives, nous débattons avec les citoyens, et chacun prendra ses responsabilités.
C’est d’autant plus urgent que seize mois après l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête du pays, nous avons la confirmation que sa politique est dangereuse pour l’intérêt général, pour l’intérêt de la majorité des femmes et des hommes de notre pays et nous cherchons à créer les conditions de faire échec au projet de société qu’il met en place.
Nous ne serons pas du côté de ceux qui sombrent dans le silence, le mutisme et la complaisance vis-à-vis d’une politique et d’une pratique du pouvoir qui font imploser la démocratie et qui utilisent des ressorts fascistes comme la chasse aux migrants et la création du ministère de l’identité nationale.
Nous voulons promouvoir d’autres choix et une politique pour que la vie change.
Ce n’est pas la méthode Coué, je le dis avec d’autant plus de force et de solennité, qu’aujourd’hui, nombre d’hommes et de femmes qui ont fait confiance à Sarkozy et ont voté pour lui, se sentent floués et déçus.
Rappelez-vous ce qu’il déclarait à l’envi dans la campagne, puis après son élection : « je veux redonner des marges de manoeuvre plus importantes à la politique salariale » devant l’université d’été du Medef, en septembre 2007.
Cette année il s’est contenté d’un sms sur le téléphone portable de la patronne des patrons, mais il reste très branché avec le grand capital.
Il disait également : « je veux engager avec les partenaires sociaux une discussion sur la possibilité de donner une plus grande place aux accords de branches et d’entreprises » et le secrétaire de la CFDT François Chérèque de dénoncer la trahison du Chef de l’Etat.
Illusion quand tu nous tiens !
« Cette question du pouvoir d’achat, je veux qu’on la prenne au sérieux » , avait-il dit. « C’est la crédibilité de la parole de l’Etat qui est en jeu » , et « il ne peut pas y avoir de confiance s’il n’y a pas de vérité » , avait-il ajouté.
Quelle rupture ! Quelle efficacité !
L’inflation galope, la croissance a été négative au cours du dernier trimestre, et il y a encore plus de pauvres et de précarité aujourd’hui qu’il y a un an.
Que certains aient entendu ce qu’ils ont bien voulu entendre dans les promesses de Sarkozy est une chose, mais aujourd’hui les faits sont là, têtus et ils font mal.
Le pays va mal, la majorité des Français va mal et c’est la conséquence des choix politiques et des réformes mis en œuvre par la droite.
Des réformes qui encouragent le patronat à baisser le coût du travail, à remettre en cause des droits et des acquis, à faire taire les syndicalistes qui se mettent en travers de sa route.
Ainsi sur notre département, nous soutenons les salariés en lutte de Fralib Gémenos dont le délégué CGT Olivier Leberquier est menacé de licenciement, de la Poste avec Serge Reynaud, menacé de révocation, de France Telecom d’Aubagne qui occupent leur agence, d’ATMEL à Rousset où 180 licenciements sont envisagés, de Netcacao qui ont fait la démonstration de la viabilité de leur nouvelle entreprise avec une nouvelle gamme créée mais avec un avenir incertain.
Nous soutenons les salariés de La Poste de nouveau mais cette fois contre le projet de privatisation et si les syndicats ont décidé d’une journée d’action unitaire le 23 septembre à laquelle nous participerons, nous prenons également des initiatives politiques, comme la pétition en direction des élus locaux.
Nous soutenons les personnels de l’Education nationale, de l’hôpital, les cheminots, les traminots, les salariés des services publics en général…
Nous agissons contre les expulsions du territoire et comment ne pas citer cette victoire pour laquelle nous avons contribué avec la libération de Mikhaël Starostine après 30 jours de rétention, et qui s’est adressé au Parti communiste pour l’aider. Marion et les camarades ont été efficaces.
Nous sommes dans une situation sociale qui ne peut en rester au constat et à la dénonciation car au-delà du soutien et des initiatives auxquelles nous participons, c’est bien – je le répète - la question du nécessaire et du possible qu’il nous faut travailler, par le débat, l’action, et par notre congrès…
Comme beaucoup d’entre vous j’imagine, l’enquête sur le communisme et le Parti communiste qui a été publiée aujourd’hui dans l’Humanité, ne vous a pas échappé et ne vous a pas laissé insensible.
Elle fait réfléchir et elle invite à des changements.
C’est ce à quoi nous voulons œuvrer lors de notre prochain Congrès, pour être toujours mieux ce qui a été à l’origine du Parti communiste, un parti porteur de solidarité, de mise en commun, de liberté, d’humanisme.
Un parti communiste qui retrouve sa capacité à peser dans le pays, à l’échelle européenne et sur la scène politique internationale.
Nous avons besoin de travailler à construire un avenir à la visée communiste.
Et nous le savons tous et toutes ici, le déclin électoral de notre parti – même freiné par un ancrage local consolidé comme lors des dernières municipales - peut conduire à la disparition de l’idée même de changement dans notre pays.
Bien sûr, de nombreuses questions abordées lors de nos précédents congrès refont surface. Pour certaines nous ne sommes certainement pas allés au bout. Et nous avons à porter un regard critique sur nos analyses, nos choix les plus récents et leur mise en oeuvre par la direction.
Faut-il tout réinventer ? Peut être pas, mais il faut surtout dire ce que nous voulons, notre projet, et de quel parti nous avons besoin pour mettre en œuvre nos décisions.
Et surtout ne censurer aucune audace tout en prenant pleinement en compte toute la réalité de la société et du monde actuels.
La conviction qu’un véritable changement est possible a été fragilisée par l’échec du socialisme dit réel, par l’échec de la gauche au pouvoir, par l’échec des gauches radicales.
Et la mondialisation capitaliste, la construction libérale de l’Europe ont accentué ce sentiment.
Aussi, attachons-nous à lever tous ces obstacles pour redonner crédibilité à l’idée de changement à l’échelle de l’Europe et du monde.
C’est une question incontournable pour redonner vie aux désirs de changement depuis trop longtemps enfouis.
Bien sûr, nous avons un programme de qualité et des propositions qui tiennent la route. Mais donnons-nous assez à voir le projet qu’elles dessinent ? Un projet, c’est une autre façon de voir le monde.
C’est une conception de la vie en société que nous sommes capables de faire rayonner ; c’est une utopie à rendre palpable.
Créons l’événement lors de notre congrès. Et travaillons à construire ici le parti dont les hommes et les femmes de ce département ont besoin pour vivre. Dans ce département et à Marseille où se mettra en place prochainement un « atelier Marseille solidarité » pour aider à reconstruire un projet à l’échelle de la ville.
Plus généralement, mais cela passe aussi par là, montrons qu’il existe, dans ce pays, une force capable de contribuer à la mise en mouvement d’un grand nombre d’hommes et de femmes décidés à dépasser le capitalisme et à construire un monde de paix où les hommes et femmes seraient enfin libres et égaux.
De Paix justement, il en a été question tout cet été.
Avec la poursuite du conflit au Proche Orient, en Irak, puis en Géorgie, jusqu’ à la guerre en Afghanistan, avec la mort de 10 soldats français dans des combats contre les Talibans, mais aussi avec de nombreux civils afghans victimes des bombardements de l’OTAN...
tout cela suscite beaucoup d’émotion, d’inquiétudes et d’indignation mais aussi de questionnements quant à la dangereuse logique de force de la coalition militaire sous l’égide des Etats-Unis et de l’ OTAN, quant à l’impasse dramatique à laquelle conduit cette politique, quant au rôle de la France et des Européens.
Des questionnements aussi quant à la situation en Afghanistan, aux Talibans et à leurs liens avec la mouvance de l’islamisme politique radical dans la région, y compris au Pakistan.
Nous pensons qu’il est nécessaire de réunir l’ensemble des forces politiques et sociales qui veulent réagir à cette situation, exprimer leur refus de la guerre, leur volonté d’un changement urgent et profond de la politique étrangère de la France qui s’aligne aujourd’hui sur Washington et s’intègre complètement à l’ OTAN.
Nous avons besoin d’une réflexion collective et d’une initiative qui puisse peser face à la politique de Nicolas Sarkozy et donner le signe qu’en France des voix progressistes s’élèvent pour la paix, pour la démocratie et les droits des peuples.
Il est important, naturellement, que cela puisse se concrétiser avant le débat et le vote prévus à l’Assemblée nationale le 22 septembre prochain.
Il est important, de même, que ces voix puissent être entendues au niveau européen. Elles doivent donc être fortes et rassembleuses.
Tel est le sens du message de la direction nationale de notre Parti aux cinq autres partis de gauche et à des associations pacifistes, de solidarité et de défense des droits de l’Homme et syndicats.
Et pour appuyer cet appel saisissons-nous de la Journée Internationale de la Paix décrétée par l’ONU et participons aux initiatives prévues les 19, 20, 21 septembre à Aubagne, Aix, Istres, et particulièrement le 19 à Marseille où le Mouvement de la Paix en partenariat avec le CE des Cheminots, organise toute une journée pour la paix « La paix rentre en gare St Charles », avec la plantation d’un olivier de la paix au square Narvik avec une plaque commémorative et un lâcher de colombes.
Voilà, chers amis et chers camarades, c’est dans cet esprit que nous serons la semaine prochaine à un grand rendez-vous national politique et festif, je veux parler de la fête de l’Humanité.
La fête 2008 va être le rendez-vous de tous ceux et toutes celles qui se battent, qui luttent, qui veulent construire une véritable alternative à gauche.
Grâce à cette fête, nous allons tenir un grand espace de débats populaires, un rendez-vous des luttes cette année particulièrement axé sur la réussite du 26 septembre et au stand des Bouches-du-Rhône avec la « Bouillabaisse », ce sera dans un esprit d’amitié, de fraternité et d’espoir.
Je conclurai mon propos par les élections sénatoriales qui se dérouleront le dimanche 21 septembre.
Séquence politique qui est la conséquence des précédentes échéances électorales puisqu’il s’agit d’élections par les élus, les grands électeurs.
Les sénatoriales seront l’occasion outre de gagner une parlementaire relais des luttes – en l’occurrence Isabelle Pasquet qui vient de nous rejoindre – ce sera l’occasion de nous opposer à la droite nationale et départementale.
Fort des résultats des municipales, nous sommes convenus d’une liste commune avec le Parti socialiste dans laquelle 2 camarades femmes se trouvent en 2ème et en 8ème position…Isabelle Pasquet et Magali Giovannangeli.
Avec Isabelle et Magali, nous avons renoué avec l’audace dont nous faisions preuve, des jeunes femmes, porteuses d’une conception moderne de faire de la politique.
Oui c’est un choix audacieux et rassembleur que nous avons fait collectivement et qui ne manquera pas de bouleverser le paysage traditionnel des Sénateurs.
Aujourd’hui, à l’instar de l’engagement dans une campagne offensive de nos 2 camarades qui font le tour du département, tous nos grands électeurs vont se mobiliser pour faire voter pour la liste commune PS / PCF conduite par Jean-Noël Guérini, afin de mettre en difficulté Gaudin et la droite qui ambitionnent un quatrième siège sur notre département.
Cette élection peut apparaître éloignée des citoyens, or il s’agit d’élire et de faire élire une parlementaire communiste, qui portera les exigences des salariés, de nos concitoyens.
Une élue qui demain contrera les projets de loi réactionnaires de la droite et portera des choix politiques et sociaux progressistes guidés par l’intérêt général et non par des intérêts particuliers.
A Isabelle et Magali et aux militants communistes, je souhaite donc bon courage pour les 17 jours de campagne restant et à vous toutes et vous tous, je vous remercie de votre attention et je vous souhaite une excellente soirée, fraternelle et amicale.
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