« Douche froide » pour les étudiants
Université . Consommation, frais d’inscription… L’UNEF dénonce une augmentation de 6 % du coût de la vie étudiante pour la rentrée.
Pour la quatrième année consécutive, le syndicat UNEF rendait publique hier son enquête sur le coût de la vie étudiante. « Sans surprise, la rentrée va de pair avec une dégradation des conditions de vie », constate Jean-Baptiste Prévost, son président. Les conclusions sont sans appel : les dépenses pour la rentrée étudiante sont en augmentation de 5,9 %. Avec des variantes : pour un boursier en province, le coût de la vie augmente cette année de 6 % ; pour un non-boursier en mastère à Paris, de 7 % et pour un non-boursier habitant chez ses parents, de 4 %. Les indicateurs sont tous à la hausse : logement, consommation et frais d’inscription.
La Fage rejoint l’UNEF sur ses conclusions alors que l’UNI les conteste en regrettant que le calcul moyen des loyers ne prenne pas en compte les étudiants logés chez leurs parents.
La principale inquiétude de l’UNEF porte sur la situation des étudiants au mois de septembre. Les boursiers ne reçoivent leurs subsides que très tardivement. Il en va de même pour les aides au logement. « Pour le gouvernement, la rentrée se fait au mois d’octobre. Or trois étudiants sur quatre commencent les cours en septembre », s’indignent les responsables syndicaux. Selon l’UNEF, les dépenses de rentrée s’échelonnent de 700 à 2 100 euros selon les situations, période durant laquelle les étudiants sont dans le rouge.
« La rentrée est une douche froide », appuie le président de l’UNEF, en partie parce que le bilan gouvernemental sur la question étudiante est jugé mauvais. « Valérie Pécresse a présenté une politique sociale ambitieuse. Pourtant, pour 93 % des étudiants, la situation sociale se dégrade », dénonce-t-il. Le principal syndicat étudiant réclame un plan d’urgence pour combler les difficultés du mois de septembre et exhorte le gouvernement à prendre ses responsabilités, déplorant que nombre de promesses n’aient pas été tenues. Quant à prévoir une éventuelle journée d’action, l’UNEF assure qu’« il y aura des rendez-vous, et nous y prendrons part ».
Alice Cloiseau
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