Le plan de paix en six points de l’UE
Le plan proposé par Nicolas Sarkozy, accepté mais pas encore signé, comporte six points.
- 1. Les parties doivent s’engager à ne pas « recourir à la force ».
- 2. « Cesser les hostilités de façon définitive. » C’est un cessez-le-feu, mais il n’a pas été décidé de qui en sera garant : l’OSCE, l’ONU, l’Union européenne ? Bernard Kouchner parle d’envoyer des « contrôleurs » européens en Géorgie pour aider au maintien de la paix, tout en réfutant l’idée d’une « force » européenne. Les ministres européens des Affaires étrangères se disent prêts à « s’engager, y compris sur le terrain », pour soutenir les efforts de paix.
- 3. Assurer un « accès libre à l’aide humanitaire ». Ouverture de couloirs humanitaires, notamment pour aider les 100 000 déplacés recensés par le HCR.
- 4. Les forces militaires géorgiennes doivent retourner « dans leur lieu habituel de cantonnement ».
- 5. Les forces russes doivent se retirer « sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités » du 6 août. Dans le détail, les vainqueurs sur le terrain poussent leur avantage : leurs soldats pourront mettre en oeuvre « des mesures additionnelles de sécurité » en Ossétie du Sud. Pour Moscou, il en découle que les soldats russes restent dans la région des « forces de maintien de la paix ».
- 6. « L’ouverture de discussions internationales sur le statut futur et les modalités de sécurité durable en Abkhazie et en Ossétie du Sud. » Pour l’heure, Saakachvili, aux yeux duquel l’abandon des deux régions sécessionnistes est « hors de question », refuse de s’engager dans ce type de discussions. De leur côté, les officiels ossètes et abkhazes considèrent qu’il est hors de question de négocier avec les Géorgiens.
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