vendredi 1er août 2008
Lu dans Le Point du 3 juillet ces aimables propos d’un certain Pierre Le Coz, philosophe, docteur en sciences de la vie et de la santé, vice-président du comité consultatif d’éthique :
« Avec le vieillissement de la population (que l’on n’a pas correctement anticipé) et la multiplication des pathologies associées à l’allongement de la vie, on s’inquiète des dépenses à venir. Nos ressources n’étant pas illimitées, il faut essayer de les répartir de façon plus rationnelle. Aujourd’hui, on est bien obligé d’admettre que, si la santé n’a pas de prix, elle a un coût. Et les médecins doivent désormais tenir compte du prix des médicaments dans leurs décisions. Notre vision va devenir "sacrificielle" : il vaut mieux correctement prendre en charge un père de famille de 40 ans, qui est rentable pour la société, qu’une personne de 80 ans qui n’a plus toute sa tête. C’est évidemment un constat tragique. Mais nous n’avons pas le choix ».
J’avais posté ici il a quelques mois sur le fait que la politique UMP-MEDEF en matière de retraites et de santé (allongement de la durée du travail pour des retraites de misère couplé avec un accès aux soins de plus en plus difficile et onéreux) ressemblait d’assez prés à de l’eugénisme social par lequel seuls les plus riches auront le droit de survivre. Aujourd’hui M. Le Coz avoue sans honte aucune.
Collectif Bellaciao
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article69646
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