Tudieu... Je pensais pas que c’était à ce point... 40km du boulot en moyenne pour un ouvrier !!! 400km par semaine, en moyenne nationale, et rien que pour le turbin ! C’est aux patrons de payer ça nom de nom !
"La hausse des carburants frappe de façon inégalitaire
Le journal Le Parisien du vendredi 13 juin a publié quelques chiffres montrant que l’augmentation des carburants pèse en premier lieu sur les travailleurs les plus modestes, en valeur absolue comme en pourcentage.
À cause des prix de l’immobilier, les plus pauvres ont été chassés des centres-ville, et moins ils ont de revenus, plus ils s’en éloignent. Ainsi, selon une étude, un cadre travaille en moyenne à 18 kilomètres de son lieu de résidence, mais un ouvrier à 40 km, dans des zones souvent mal ou pas desservies par des transports en commun, ce qui les oblige à prendre leur voiture et à dépenser plus en carburant.
De façon générale, les déplacements occupent désormais la seconde place dans le budget des ménages, derrière l’immobilier et avant l’alimentation ; ils s’élèvent à 17,5 % des revenus, contre 14 % en 2000. Mais pour un smicard, cette part peut monter jusqu’à 20 % de son salaire. Comme le dit le sociologue Eric Le Breton, cité par Le Parisien, « plus on est pauvre, plus on paye ».
M.L."
Commentaire
La dimension inégalitaire de la hausse des carburants est extrêmement violente.
Moins visible (mais existante quand même) en région parisienne où la couverture en transports en commun est exceptionnelle par rapport aux autres régions (80% de la population), elle est un terrible problème , quasi-insoluble, dans les zones où existent des loyers très couteux ayant rejetés les travailleurs loin de leurs lieux de travail sans que se constituent des réseaux au moins passables de transports en commun (exemple l’agglomération de la Côte d’azur-Riviera Italienne).
L’explosion du cout des carburants provoque une plongée dans des situations explosives pour des couches de travailleurs non négligeables
Cette situation est, je n’hésite pas à le dire, terrible à certains endroits. Elle favorise les gros pollueurs et profiteurs que sont les bourgeois qui eux sont à proximité de leurs lieux de productions de richesse, et plonge des millions de travailleurs dans la merde noire.
Une partie des travailleurs se trouve dans la situation pile poil des marins pêcheurs : ça ne passe plus.
Ceux qui se réjouissent en se disant que ce prix là des carburants permettra une lutte contre la pollution ne font que se réjouir de la façon habituelle dont le capitalisme résout tous les problèmes : en créant une situation plongeant dans la misère des couches sociales entières.
Faire de l’écologie c’est également sauver dignement les hommes et les femmes qui nourrissent , habillent , soignent, commercent, usinent, etc, le reste de la société, j’ai nommé les prolétaires.
Les sauver c’est poser les questions à 2 niveaux : l’immédiat et les moyens et longs termes.
Si cette situation perdure (Une partie importante de la hausse actuelle du pétrole est due à la spéculation, presque la moitié de l’augmentation de l’essence de l’effet d’aubaine pour les compagnies pétrolières) il peut y avoir des explosions.
Et il faudra alors délimiter ce qui ressort des solutions immédiates (qu’il faut immédiatement appliquer) visant à sauver hommes et femmes de ce qui ressort de la mutation vers une société plus respectueuse de l’environnement (transports collectifs de moins en moins polluants et partout, habitations proches du travail donc remise en cause du droit de propriété, etc).
Les solutions immédiates sont des questions vitales pour plusieurs millions de travailleurs en France. Les conséquences sont tout à fait exceptionnelles...
La prise en charge par l’état, par une récupération centime pour centime des cadeaux fiscaux faits à la bourgeoisie, du surcout de la hausse des carburants en faveur des travailleurs doit être rapide et vigoureuse.
L’expropriation des actionnaires des compagnies pétrolières, gazières et électriques, bref de tout le secteur de l’énergie, est vital pour entreprendre une mutation cohérente qui ne se fasse par la prédation et la misère des hommes.
Le secteur des transports en commun doit également être repris largement en main et socialisé , des moyens doivent y être déversés et on doit pousser au plus prêts des besoins exprimés par la
population, etc,
Copas
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article67938
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