Le marché n'est pas extensible et c'est bien là son premier défaut. Car alors que la foule inondait les travées commerçantes à deux pas de là, syndicats, partis politiques et associations se sentaient sans doute un peu seuls sur les berges du Carami, pour crier haut et fort leur opposition à la « révision générale des politiques publiques ».
Parti communiste, FO, Sud, CGT, FSU, Alternatifs ou Attack... avaient dressé leurs stands et aménagés des espaces de discussions, avant un pique-nique fraternel. Pour autant, Claude Gilardo en tête, ils étaient quelque 250 à fouler le pavé pour rejoindre la place Carami et dire non au démantèlement des services publics.
Chacun avait de sérieux arguments à faire valoir contre « la régression générale de la société » que les militants illustraient simplement en pointant du doigt les désarrois du moment, avec leurs lots de suppressions d'emplois voués à la res publica : hôpitaux, éducation nationale, justice, administration fiscale, défense...
Un pôle antilibéral qui aurait aimé s'ouvrir au plus grand nombre en ce premier samedi
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P. J.
Var-Matin
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