Estrosi pour la double peine sociale
Alpes-Maritimes, correspondant régional.
Le nouveau maire de Nice, Christian Estrosi, adepte de la méthode Sarkozy, a convoqué avant-hier la presse en urgence. Pour expliquer combien il était impatient de mettre Nice en règle avec la loi SRU ? Pour révéler ce que la ville allait plaider contre l’ancien conseiller municipal UMP Monleau corrompu (l’Humanité du 5 juin) dans l’affaire du marché truqué du tramway qui aurait coûté aux contribuables locaux quelque 13 millions d’euros ? Pour dire qu’il renonçait à l’un de ses trois mandats ? Rien de tout cela ! Le président du conseil général, Christian Estrosi, a, en fait, annoncé qu’il avait saisi le député maire Estrosi Christian afin que ce dernier mette en oeuvre la loi de mars 2007 défendue, à l’époque, par le sous-ministre Estrosi portant sur la prévention de la délinquance juvénile. Plus précisément que soit appliqué le « contrat de responsabilité parentale » que l’on peut traduire du sarkolangage par « suppression des allocs ».
C’est donc cette loi à la morale républicaine aussi irréprochable que celle de ses concepteurs que Christian Estrosi veut appliquer aux parents des vandales de l’école du quartier populaire des Moulins. Ces derniers seraient un adulte de vingt-sept ans et sept ados ayant entre treize et dix-huit ans. Pour leur acte condamnable, ils seront jugés ou feront l’objet, pour les plus jeunes, de mesures éducatives. Mais, menace le démagogue élevé au biberon Médecin, « je ferai suspendre les allocations pour une mise à l’épreuve de six mois (des parents) ». Pour une famille de deux enfants, cette double peine sociale représenterait une somme de 120,32 euros par mois, soit un marché pour la semaine. Ou un demi-plein pour le gros cube de l’ancien champion moto qui fonce dans la ligne droite dès qu’il s’agit d’asphyxier ces salauds qui ne payent pas l’ISF.
P. J.
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