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Politique / Social - Économie - Article paru le 16 janvier 2010 dans l'Humanité

 

2010 : année clé pour la Sécu et les retraites

Deux « rendez-vous », les retraites et le « 5e » risque, annoncés hier par Nicolas Sarkozy.


« On a appris que le pouvoir d’achat avait progressé, c’était donc intéressant de venir », commentait ironiquement le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, hier, à l’issue de la présentation des vœux présidentiels aux partenaires sociaux. Hormis cette affirmation des plus sujettes à caution selon laquelle, « tout au long de la crise, le pouvoir d’achat des Français a continué de progresser », le discours de Nicolas Sarkozy n’a réservé aucune surprise. Outre la lutte contre le chômage, 2010 sera marquée par deux rendez-vous cruciaux : une nouvelle réforme des retraites, incluant « naturellement la question de la pénibilité », et la prise en compte du « 5e risque social », c’est-à-dire la prise en charge de la dépendance des personnes âgées. Le calendrier en sera fixé le 15 février, lors d’une réunion d’agenda social. À quelques semaines des élections régionales, le chef de l’État s’est bien gardé de dévoiler ses intentions précises en matière de protection sociale. « On aura le problème immense de notre protection sociale face au défi du vieillissement, ce défi est d’autant plus grand que la crise met à mal nos finances sociales », a-t-il noté.

Pour le reste, Nicolas Sarkozy s’est décerné une série de satisfecit pour des réformes « essentielles » imposées en 2009 (Pôle emploi, RSA, chômage partiel…). Dans la même veine, il s’est employé à flatter les syndicats pour leur « sens des responsabilités », qui, en 2009, a permis, selon lui, d’entretenir un niveau de dialogue social « fréquent » et « dense », à l’en croire inégalé dans l’histoire sociale du pays. Le président est même allé jusqu’à feindre de défendre les responsables syndicaux, accusés d’être trop conciliants avec le gouvernement, « des balivernes  ! » a-t-il lancé. Pas sûr que cela suffise à faire avaler les pilules des futures réformes, telle la mise à bas de la retraite à soixante ans.


Yves Housson

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Tag(s) : #Politique
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