L'Assemblée nationale vient de refuser par 136 voix contre 135 d'examiner le projet
de loi sur les OGM. Les députés ont pris leurs responsabilités. Ils ont eu raison de rejeter un texte qui n'assurait ni la non-dissémination des OGM dans nos campagnes, ni la
protection des cultures sous label, ni celle des consommateurs. Le Modef s'en félicite.
La démocratie exige que les attentes majoritaires soient respectées. Le gouvernement manifeste pourtant au mépris de toute démocratie son intention de faire passer cette loi en force. La fébrilité au service de quelques intérêts particuliers n'est pas la bonne méthode. Il faut au contraire prendre le temps de rédiger une vraie loi OGM qui s'oppose à la main mise des multinationales sur le vivant et qui ne prenne en otage ni les paysans, ni les campagnes, ni les consommateurs.
Le Modef réaffirme qu'il n'est pas contre le progrès. Des moyens sans précédents doivent pour cela être accordés à la recherche publique afin que celle-ci puisse mener sa nécessaire mission au service de la connaissance, en particulier des effets réels des OGM sur l'environnement et sur la santé et cela en dehors des appétits de profit de quelques multinationales.
Mais aussi important soit il, le débat sur la loi OGM ne doit pas servir de prétexte pour occulter un autre débat d'actualité tout aussi crucial pour l'avenir du monde paysan et de la souveraineté et sécurité alimentaire.
Au moment où les pénuries alimentaires redeviennent d'actualité sur la scène mondiale, la question se pose en effet d'encourager et développer nos productions agricoles de qualité pour répondre aux besoins de la France et du monde. Tout le contraire de la véritable hécatombe d'agriculteurs à laquelle est confrontée la France actuellement.
Or la Loi de Modernisation de l'Economie soumise d'ici fin mai par le gouvernement au débat du Parlement veut libéraliser le grand commerce en France et va à l'encontre de ce défi alimentaire en sacrifiant les petits et moyens agriculteurs et les productions nationales sur l'autel du profit sans limite des grandes et moyennes surfaces. Elle va restreindre encore notre indépendance et diversité alimentaire, déjà affaiblie. Ce texte est tout aussi inacceptable que le texte qui voulait libéraliser les OGM en France.
Il est d'autant plus inacceptable que d'autres solutions existent pour faire baisser les prix à la consommation, notamment en encadrant les marges colossales sans lien avec la réalité des grands distributeurs, ainsi que les pratiques des spéculateurs boursiers.
Tout montre aujourd'hui que la libéralisation du commerce alimentaire orchestrée par l'OMC et la commission de Bruxelles au profit des spéculateurs, des multinationales de l'agro alimentaire et de la grande distribution est incapable de résoudre les défis alimentaires du 21è siècle. Pourquoi le gouvernement persiste t-il au mépris du bon sens avec la loi de Modernisation de l'Economie à aller dans cette voie ?
Tout comme la sagesse parlementaire s'est exprimée contre la loi OGM, le Modef Paca appelle députés et sénateurs à tenir compte des attentes majoritaires du monde paysan, de l'intérêt des territoires ruraux et de celui des consommateurs, à défendre la souveraineté et la sécurité alimentaire en s'opposant au texte de loi de Modernisation de l'Economie. Il faut le revoir en profondeur dans un sens favorable à l'intérêt général. Ce n'est pas de contreparties à la libéralisation de la grande distribution qu'il est question mais bien au contraire d'en limiter les pouvoirs déjà exorbitants et dévastateurs. Voir ici les propositions du Modef
La démocratie exige que les attentes majoritaires soient respectées. Le gouvernement manifeste pourtant au mépris de toute démocratie son intention de faire passer cette loi en force. La fébrilité au service de quelques intérêts particuliers n'est pas la bonne méthode. Il faut au contraire prendre le temps de rédiger une vraie loi OGM qui s'oppose à la main mise des multinationales sur le vivant et qui ne prenne en otage ni les paysans, ni les campagnes, ni les consommateurs.
Le Modef réaffirme qu'il n'est pas contre le progrès. Des moyens sans précédents doivent pour cela être accordés à la recherche publique afin que celle-ci puisse mener sa nécessaire mission au service de la connaissance, en particulier des effets réels des OGM sur l'environnement et sur la santé et cela en dehors des appétits de profit de quelques multinationales.
Mais aussi important soit il, le débat sur la loi OGM ne doit pas servir de prétexte pour occulter un autre débat d'actualité tout aussi crucial pour l'avenir du monde paysan et de la souveraineté et sécurité alimentaire.
Au moment où les pénuries alimentaires redeviennent d'actualité sur la scène mondiale, la question se pose en effet d'encourager et développer nos productions agricoles de qualité pour répondre aux besoins de la France et du monde. Tout le contraire de la véritable hécatombe d'agriculteurs à laquelle est confrontée la France actuellement.
Or la Loi de Modernisation de l'Economie soumise d'ici fin mai par le gouvernement au débat du Parlement veut libéraliser le grand commerce en France et va à l'encontre de ce défi alimentaire en sacrifiant les petits et moyens agriculteurs et les productions nationales sur l'autel du profit sans limite des grandes et moyennes surfaces. Elle va restreindre encore notre indépendance et diversité alimentaire, déjà affaiblie. Ce texte est tout aussi inacceptable que le texte qui voulait libéraliser les OGM en France.
Il est d'autant plus inacceptable que d'autres solutions existent pour faire baisser les prix à la consommation, notamment en encadrant les marges colossales sans lien avec la réalité des grands distributeurs, ainsi que les pratiques des spéculateurs boursiers.
Tout montre aujourd'hui que la libéralisation du commerce alimentaire orchestrée par l'OMC et la commission de Bruxelles au profit des spéculateurs, des multinationales de l'agro alimentaire et de la grande distribution est incapable de résoudre les défis alimentaires du 21è siècle. Pourquoi le gouvernement persiste t-il au mépris du bon sens avec la loi de Modernisation de l'Economie à aller dans cette voie ?
Tout comme la sagesse parlementaire s'est exprimée contre la loi OGM, le Modef Paca appelle députés et sénateurs à tenir compte des attentes majoritaires du monde paysan, de l'intérêt des territoires ruraux et de celui des consommateurs, à défendre la souveraineté et la sécurité alimentaire en s'opposant au texte de loi de Modernisation de l'Economie. Il faut le revoir en profondeur dans un sens favorable à l'intérêt général. Ce n'est pas de contreparties à la libéralisation de la grande distribution qu'il est question mais bien au contraire d'en limiter les pouvoirs déjà exorbitants et dévastateurs. Voir ici les propositions du Modef
par modef-paca
http://modef-paca.over-blog.com/
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