Au cours de la décennie 1997-2007 le patrimoine professionnel des 500 plus grosses fortunes a triplé et a progressé trois fois plus vite que la richesse nationale.
Exemples:
Bernard Arnault (société LVMH) : sa fortune est passée en 10 ans de 3,3 Mds à 23
Mds
Gérard Mulliez (Auchan) : 17 Mds
Liliane Bettencourt (L'Oréal) : 15 Mds
François Pinault (PPR) : 10 Mds
Romain Zaleski (Homme d'affaires franco-polonais) : 9,1
Mds
Vincent Bolloré (Groupe Bolloré) : 4,3 Mds
Arnaud Lagardère : 802 millions
Gérard- Augustin-Normand : 240 millions
Le
500e : Pascal Lota (Corsica Ferries) : 60 millions
Dans le même temps les gels ou les
freinage des salaires imposés avec la RTT et l’incitation à la réduction des salaires encouragée par le système des exonérations de cotisations sociales patronales (plus le salaire est proche du
SMIC et plus les exonérations sont fortes) ont conduit à la massification des salariés rémunérés à un niveau proche du SMIC. Ainsi près de 20 % des salariés, dont 80 % sont des femmes,
sont payés au SMIC. La France est le pays où la proportion de salariés payés au salaire minimum est la plus élevée de toute l’Union européenne. 10% gagnent mois de 1000 €, 50% moins de 1484
€.
Par contre, l’accroissement du pouvoir d’achat moyen constaté par les statistiques est lié à l’augmentation des revenus non salariaux comme ceux du patrimoine. Cette tendance à été renforcée encore par les mesures fiscales pour les plus riches adoptées ces dernières années et renforcées cet été ( Ainsi dans les 9 premiers mois de l’année le fisc a renvoyé un chèque de 37 300 € en moyenne à 3500 contribuables au nom du bouclier fiscal limitant les contributions des plus fortunés). Entre 1996 et 2005, l’écart entre les 10% les plus pauvres et les 5% les plus riches s’est accru de 4700 € par an (hors revenus financiers) et aujourd’hui 7,1 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.
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