Réformes : 15 ans de marche arrière
- Été 1993, réforme Balladur : par décrets, la durée de cotisation exigée des salariés du privé pour partir avec une retraite à taux plein, passe progressivement de 37,5 à 40 années (160 trimestres), par l’ajout d’un trimestre supplémentaire par an à partir du 1er janvier 1994 ; ce ne sont plus les salaires des 10 meilleures années qui servent de base au calcul de la pension, mais ceux des 25 meilleures années ; ces 25 années de référence, tout comme le montant des retraites, ne sont plus plus indexées sur l’évolution des salaires, mais sur les prix.
- 1996 : des accords, signés par le patronat et l’ensemble des syndicats sauf la CGT, réforment les régimes complémentaires ARRCO (salariés non-cadres) et AGIRC (cadres et assimilés). Résultat, pour une même somme versée dans ces régimes par points, la valeur des pensions servies a diminué, en dix ans, de 25 % à l’AGIRC et de 20 % à l’ARRCO.
- Été 2003, réforme Fillon : la durée de cotisation des fonctionnaires passe progressivement de 37,5 ans à 40 ans.
- Novembre 2007, réforme des régimes spéciaux : la durée de cotisation dans les régimes de retraite de la SNCF, d’EDF-GDF, de la RATP est portée à 40 ans d’ici à 2012, et les pensions sont indexées sur les prix, et non plus les salaires.
- Printemps 2008 : « rendez-vous » d’étape, fixé par la loi de 2003, portant sur l’éventualité d’un nouvel allongement de la durée de cotisation pour tous, à 41 ans entre 2009 et 2012, sur la revalorisation des pensions, sur les conditions de l’équilibre financier.
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