Le scandale de la viande avariée
Près de 2,5 tonnes de viande possiblement contaminée par la bactérie Escherichia coli ont été vendues dans 29 hypermarchés Carrefour et 84 Monoprix et Daily Monop’, ont indiqué mardi à l’AFP ces enseignes et les services vétérinaires de la Manche, confirmant une information du Parisien. Les produits incriminés sont des steaks hachés ou de la viande hachée 5% et 15% de matières grasses, des marques Carrefour ou Monoprix. Ces produits, qui ne sont plus en vente puisque la date limite de consommation est fixée au 17 et 18 mars, portent l’identification du fabricant FR 50 147 02. L’ensemble de la viande provient de l’abattoir Socopa, situé à Coutances (Manche). La société a assuré qu’en "aucune façon il ne s’agit de viande avariée mais d’une présence de E. coli". Elle a précisé que la présence de cette bactérie avait été détectée le 17 mars lors d’un auto-contrôle sur de la viande hachée fraîche fabriquée les 10 et 11 mars.
Il aura fallu attendre six jours avant que les deux géants de la distribution n’informent leurs clients et donnent l’alerte. Et les clients malades se font connaître. Ils seraient plus d’une trentaine à souffrir de symptômes liés à la bactérie, mais aussi de diarrhées et de nausées. Les consommateurs ayant acheté ces produits sont invités depuis vendredi à ne pas les consommer s’ils les ont surgelés et à les retourner en magasins. Les clients de Carrefour peuvent se renseigner au numéro gratuit 0 805 90 80 70 et ceux de Monoprix 0 800 773 800. Les clients sont également avertis par téléphone par les enseignes, qui peuvent les retrouver grâce aux cartes de fidélité.
Les enfants en bas âge, les personnes âgées, malades ou immunodéprimées sont les plus fragiles face à cette bactérie, qui peut provoquer "des troubles
pathologiques qui vont de la simple gastro-entérite jusqu’à un syndrome urémique sévère", a expliqué à l’AFP Frédéric Macqueron, directeur départemental des services vétérinaires de la Manche.
"Il s’agit d’une bactérie qui est présente naturellement dans le tube digestif des bovins et qui peut passer sur la viande à l’abattoir", a-t-il précisé. Les deux enseignes et M. Macqueron
ont expliqué que le résultat des analyses complémentaires n’avait été connu que vendredi. "La recherche de ce germe s’effectue systématiquement en deux étapes : détection de la bactérie
auprès d’un premier laboratoire puis confirmation par le laboratoire national de référence, ceci expliquant le délai de 10 jours entre le début et la fin de l’analyse", s’est défendue
Socopa.
http://www.humanite.fr/Viande-avariee-Socopa-le-scandale
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