tribune libre
L’invité de la semaine Sébastien Jumel Maire communiste de Dieppe
Depuis vendredi, Dieppe s’est dotée d’un nouveau maire, d’une nouvelle équipe municipale.
La « reconquête » de Dieppe par la gauche referme une parenthèse de sept ans, sept ans de mépris des quartiers populaires et de leurs habitants, sept ans de luttes de pouvoir stériles, sept ans pendant lesquels notre cité Ango n’a été ni respectée ni défendue à l’extérieur. Le déménagement du territoire a durement frappé notre ville. Un à un, les services publics de proximité, qui font l’égalité et la cohésion sociale, ont été fragilisés ou supprimés avec la complicité active de la droite locale. Cette droite s’est faite l’artisan de la casse de l’emploi, en même temps que du Code du travail et des services publics. Dieppe, dont la vie et l’identité sont structurées par le port et ses activités maritimes, la métallurgie, l’automobile, l’agroalimentaire, a beaucoup souffert de la désindustrialisation accompagnée au plan local. Cette page est tournée, et aujourd’hui s’en ouvre une autre, encore à écrire. Elle sera porteuse des valeurs d’une gauche solidement ancrée ici : la solidarité, le progrès social et le respect de tous les habitants, quels que soient leur condition ou leur quartier.
Dieppe est une ville profondément attachante.
Elle ne ressemble à aucune autre grâce au caractère indépendant et rebelle de ses habitants, à leur volonté et à leur fierté d’être et de rester dieppois, fidèles à leurs racines, mais surtout confiants dans leur avenir.
Nous sommes heureux et fiers d’avoir fait la démonstration, ici à Dieppe, que lorsqu’elle est unie, lorsqu’elle est rassemblée, la gauche gagne.
Car, ici comme partout ailleurs, l’enjeu était double.
Sanctionner les politiques antisociales de la droite nationale, relayée avec zèle par les élus de la droite locale. À ceux, et en premier lieu à mon adversaire de l’UMP, qui voulaient réduire l’enjeu des élections municipales à la rénovation des trottoirs, les habitants au porte-à-porte répondaient « emploi, pouvoir d’achat, logement, franchises médicales ». De ces préoccupations majeures, qui démontrent bien la dimension nationale de ce scrutin, se nourrit notre ambition de faire de Dieppe la collectivité du quotidien.
L’enjeu était surtout de redonner du souffle à Dieppe.
De redonner de la force, de la crédibilité à notre ville, à notre agglomération, qui doit compter, rayonner et se faire respecter dans les grands choix d’aménagement du territoire. De se tourner à nouveau vers l’avenir et la solidarité. Les attentes sont immenses, il nous faut recoudre le lien social, pour rendre la ville à tous ses habitants.
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