Second choc industriel pour la Lorraine
« Un deuxième choc industriel » : l’expression est du Conseil économique et social (CES) de Lorraine. « En 2002, on commençait à penser que la Lorraine sortait la tête de l’eau. Et ça a repris… », se souvient Marc Barthel, délégué national de la CGT métallurgie. « Aujourd’hui, il y a Gandrange, Kleber Toul, et le - vapocraqueur de Carling. Mais ça a commencé avant.
Il y a quelques années, certaines boîtes s’installaient avant de repartir quatre ans après, comme JVC ou Panasonic… »
Quand on supprime 100 emplois industriels en France, il y en a 11 en Lorraine. Depuis six ans, près de 25 000 postes ont été fermés. La région, avec ses 60 000 travailleurs frontaliers, pâtit de la proximité du Luxembourg et de l’Allemagne. La crise est aussi liée à la multiplication des sous-traitants et de l’intérim. « Ainsi, à Gandrange, les 595 emplois vont provoquer au minimum 2 000 suppressions de postes à terme. Et on parle des emplois directs, pas des emplois induits », s’inquiète Patrick Auzanneau, de la FGMM-CFDT.
« Il faudrait une véritable politique industrielle chapeautée par une autorité unique », soutient Maurice Grunwald, président (UIMM) de la commission économique du CES. Pour Marc Barthel, ces adresses à l’État sont vaines : « Il faut d’abord stopper les querelles de clochers entre Nancy et Metz, les deux grandes villes de la région. Et faire fructifier nos atouts : l’axe routier sur la transversale Paris-Strasbourg, notre réseau fluvial, et encore le TGV qui est arrivé à Metz en 2007. »
M. F.
/image%2F0551212%2F20170620%2Fob_74cedc_bandeau-pcf.jpg)