Mis en ligne : 24 septembre
Déjà en 2004, alors que Nicolas Sarkozy était Ministre de l’économie, il pointait du doigt les arrêts de travail injustifiés. En réalité, la fréquence de ces arrêts est évaluée à près de 5%. Souvenons nous encore de la pathétique chasse aux fausses cartes vitales, qui, on le sait aujourd’hui, n’ont concerné qu’une carte pour 100 000 ! Quand il s’agit de culpabiliser les français, l’imagination et la mauvaise foi sont sans limites.
Cette méthode ne donne strictement aucun résultat : le déficit de la Sécurité sociale reste abyssal. Qu’importe : les gouvernements de droite se succèdent et persistent. Et pour cause, ils n’ont pas l’objectif de résoudre le problème, mais bien de tuer le système.
Les solutions existent, pour preuve, une semaine après la publication du rapport de la Cour des comptes qui estime à 30 milliards d’euros les exonérations de cotisations, soit le triple du déficit de la Sécurité sociale, dont 3 milliards pour les stock-options. La solution est pourtant évidente : faisons payer ceux qui en sont exonéré !
La Cour, dans son rapport, propose de revoir ces dispositifs d’exonération. Et notamment la mise en place d’une cotisation sur les revenus financiers à hauteur de la cotisation sur le travail. Pas d’exception à la règle, les actionnaires, les financiers et les industriels doivent prendre leur part de l’effort national.
Que chacun contribue en fonction de ses moyens et cette grande dame, « La Sécu », se portera d’autant mieux.
Olivier Dartigolles (porte-parole du PCF) participera à la conférence de presse de présentation de la journée du 29 septembre, organisée par le collectif national contre les franchises médicales, et pour l’accès aux soins pour tous le mardi 25 septembre 2007 à 11H30, salle André Tollet au RDC - Bourse du travail 3, rue du Château d’eau - Paris 10ème Métro République.
Parti communiste français
Paris, le 24 septembre 2007.
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